Dans un futur alternatif, les guerres ont été éradiquées, mais pour divertir la population, des sociétés militaires privées ont mis en place une gigantesque guerre aérienne. Chaque jour, des pilotes ennemis s’affrontent. La plupart d’entre eux sont des Kildren, adolescents éternels qui effectuent inlassablement les mêmes missions. L’étrangeté de la situation interpelle Yuichi Kannami, jeune recrue de la base des Sky Crawlers, qui commence à se poser des questions… Réalisé en 2008 par Mamoru Oshii, génie de l’animation japonaise, auteur des chefs-d’œuvre “Ghost In The Shell” et “Avalon”, “Sky Crawlers” aborde à nouveau les thèmes existentiels chers au cinéaste (personnages perdus à la frontière du réel et du virtuel, société déshumanisée) et se veut une réflexion sur le temps qui passe et le sens de la vie. Débarquée directement en vidéo en France, cette splendeur visuelle, inspirée d’un roman de science-fiction en cinq volumes d’Hiroshi Mori, conjugue brillamment la 2D et la 3D (les séquences aériennes, en 3D, sont époustouflantes). Le caractère introspectif et intensément mélancolique du récit (le film dure deux heures) pourra dérouter les non affranchis au cinéma de Mamoru Oshii, mais on peut se laisser envoûter par cette vision singulière, poétique et fascinante, transcendée par la partition sublime du fidèle Kenji Kawai. A noter qu’un épilogue inédit est à découvrir après le générique de fin.
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Sky Crawlers
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Avis de la Rédaction
Une découverte tardive pour un Oshii intrigant mai
Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un film de Oshii, depuis Innocence. Je n'étais pas trop au courant de sa sortie, en plus. C'est donc agréablement surpris que je me suis lancé dans son visionnage.
Tout d'abord, il faut bien dire que, techniquement, il est à peu près sans reproche. Le design "réaliste" est dans la lignée des films de Oshii, même s'il est plus terne que GitS, mais je pense que c'est voulu, afin de mieux coller à l'ambiance. Les animations suivent la qualité graphique et les images de synthèse collent bien, dans l'ensemble. On retrouve KAWAI Kenji aux musiques. Elles sont bonnes mais c'est exactement le même genre que celles de Seirei no Moribito, gage de qualité mais quelque part, Kawai-san ne s'est pas foulé :o
Restent donc l'histoire, les personnages, la narration, le rythme et justement, l'ambiance. Le fond, en fin de compte. Et je dois avouer avoir eu du mal à m'y mettre.
L'histoire conte les aventures de pilotes de chasse durant une guerre entre 2 factions, probablement des PMCs (après MGS4 et 24 S7, c'est vraiment à la mode). On les suit dans les combats et surtout dans leur vie quotidienne.
Durant la 1ere heure, il se passe peu de choses : installation de l'ambiance qui est calme, limite zen, en contraste avec leur situation. C'est le rythme de Oshii : lent, vraiment lent. Le problème est que, autant dans GitS ou les Patlabor, j'ai trouvé que ces passages de pause étaient parfaits pour ingurgiter la masse d'informations qu'ils nous donnaient et essayer de comprendre ce qu'il se passait, autant dans Sky Crawlers, ces infos ne sont pas encore arrivées ! On ne fait donc qu'attendre.
La 2e partie du film relève heureusement le niveau par des explications... dans l'air du temps (je n'en dirai pas plus). Bien plus intéressant et avec plus de réflexion à la clé (sur l'histoire même mais aussi sur la réflexion sur ce thème dans notre société)
Donc, plutôt sympa mais pas le meilleur Oshii (je trouve que ça manque un poil de combats, notamment pour celui de fin).






















