Menacé à l'extérieur par les agressions répétées de la Fédération, le pays est aussi en proie à des conflits internes. Progressivement, la contestation s'organise et s'intensifie contre la loi de prospérité nationale. Face à une jeune infirmière se soulevant contre l'immoralité de la loi et à deux familles replongées par l'Ikigami dans de sombres souvenirs de la guerre, Fujimoto se retrouve forcé de regarder son immobilisme en face. Pour lui comme pour beaucoup de citoyens, l'heure du choix semble venue...
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Ikigami - Préavis de Mort vol. 9
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Avis de la Rédaction
Autant vivre à en crever
Chaque sortie d'un nouveau volume de Ikigami est un événement en soi. Déjà parce que le rythme de sortie s'est considérablement ralenti depuis qu'on a rattrapé le Japon, pour devenir annuel. Et ensuite parce, série profondément géniale à ses débuts, Ikigami a fini par devenir juste "franchement bien", la faute à une absence d'avancée notable dans la trame de fond. De fait, à chaque sortie, j'ouvre le livre fébrilement, avec l'espoir de retrouver la flamme des premiers tomes.
Dans celui-ci, nous suivons comme toujours le quotidien de personnes ayant reçu le funeste sésame qui annonce la mort à survenir 24h plus tard… et chaque histoire personnelle livre son lot de pathos et de larmes. Mais là où l'œuvre devient plus pertinente, c'est quand l'auteur s'emploie à nous décrire le contexte géo-politique du pays, le ressentiment des citoyens sur cette loi et surtout les hésitations et les doutes de Fujimoto, le héros du manga.
Et de ce côté-ci, ce tome devrait combler toutes vos attentes, tout au moins a-t-il su combler les miennes. La situation évolue et l'on sent que dans les prochains chapitres, l'histoire pourrait prendre un tour bien différent et probablement palpitant. L'objet de ma chronique n'étant pas de vous raconter ce qui se passe dans le livre, je ne peux que vous inciter à vous remettre à cette série si vous l'aviez laissée de côté, d'autant que le dessin de Motorô Mase s'avère toujours aussi sublime et expressif. Et si vous n'avez pas encore commencé… eh bien lisez mes deux premières chroniques, elles devraient vous en convaincre !




























