L’US Open bat son plein et Miyuki grâce à une wild card participe à ce tournoi prestigieux ! Elle sort des qualifications en effaçant une à une ses adversaires. Dans sa progression, elle devrait retrouver Wendy Tiger, la star montante américaine censée prendre la relève de Sabrina Nikolic et son entraîneur Alan Carrington qui a un passif et une revanche à prendre sur Thunder Ushiyama. Mais pour cela Miyuki devra terrasser Linda Cloford…
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Happy! Vol. 09
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Avis de la Rédaction
La Princesse Sarah du tennis
Ce manga de la Shogakukan scénarisé et dessiné par Naoki Urasawa de 1993 à 1999 est sans doute moins connu et antérieur à Monster, 20th Century Boys ou encore Pluto. Et soyez prévenu, il en diffère grandement !
Selon moi, il serait difficile de le classer dans les poncifs des shōnen sportifs. Bien évidemment vous allez être entraîné au sein des affrontements et de la progression raquette en main de Miyuki. Toutefois, cette dernière s’adonne au tennis afin de rembourser la dette contractée par son frère auprès de yakusa. Sa motivation est donc externe mais au fur et à mesure des coups de raquette, Miyuki révèle tout son talent et sa ténacité qui est justifiée par un besoin de subsistance familiale.
Ainsi, ce n’est pas tant les matches qui ponctuent le manga qui scelle la narration. Et c’est là que l’on retrouve tout le talent de Naoki Urasawa sans toutefois pouvoir échapper sans doute à tort à la tentation comparatrice avec l’anime Princesse Sarah (小公女セーラ, Shōkōjo Sēra, Nippon Animation, Ryūzō Nakanishi & Fumio Kurokawa, 1985). La vie de Miyuki entachée de la jalousie maladive de Choko Ryugasaki, la Lavigna de la série, sa rivale de toujours qui n’hésitera pas à la noyer dans l’eau probe à la moindre occasion. Cela force Miyuki à se battre deux fois plus contre le monde du tennis et elle-même.
Son mécène, la très austère Mme Utako Ohtori à la dureté glaciale et son entraîneur Thunder, paria refoulé du monde professionnel ne sont pas toujours d’une aide très précieuse et vont même jusqu’à faire empirer la situation.
Par conséquent, le lecteur devant la guigne invoquée ou provoquée de cette joueuse fini par s’en éprendre. Toutefois, cette avalanche de catastrophes pourrait en énerver plus d’un ! Autre point même si Miyuki possède quelques coups spéciaux, nous sommes à des kilomètres de l’arrogant Eichizen et du côté fashion du Tokyo Hotel du tennis japonais. Les situations sont toujours bien trouvées et le trait d’Urusawa est toujours aussi appréciable tant il est propre est juste. Vous retrouvez sans mal des ressemblances visuelles avec des personnages de Monster par exemple.
Même si le côté Tennis no Shōkōjo Sēra va rendre interrogatif, il est clair que ce manga ne vise pas le public shōnen classique, sans doute pour cela qu’on le retrouve classé en seinen. On est loin d’Olive et Tom (キャプテン翼, Captain Tsubasa, Shueisha, Yōichi Takahashi, 1981-1988) tant la dure réalité de l’argent, les drames, le côté tranche de vie et les émotions façon soap font partie intégrante du manga. Nous retrouvons plus par se penchant une similitude avec Jeanne et Serge (アタッカーYOU!, Attaka Yû, Kodansha, Jun Makimura & Shizuo Koizumi, 1984-1985). Cela n’empêche aucune les rebondissements, l’intensité des matches et un dynamisme au cours de la lecture. Ce volume n’en confirme que mon ressenti tant les affrontements entrecoupés des facéties de Thunder sont savoureuses. Autre point aussi qui n’est pas tellement habituel exception faite certains passages de 20th Century Boys, chez cet auteur c’est l’humour, et vous verrez qu’il va assez loin…
Mon avis s’accorde pour dire que ce manga s’adresse à un cœur de cible plus adulte certes mais qui par cela pourra aussi bien plaire à un public féminin que masculin !




























