Tsukimi Kurashita est venue habiter Shibuya, un quartier très fashion de Tokyo afin de devenir illustratrice. Sa passion démesurée pour les méduses lui a permis d’intégrer une résidence très particulière. En effet, la résidence Amamizu n’est composée que de jeunes femmes fujoshi qui se considèrent comme des nones (« We are Amars ») ! Et bien évidemment, une rencontre va bouleverser la monomanie de Tsukimi, celle d’une très fashion Kurako, une jolie jeune femme… Mais les apparences sont souvent trompeuses…
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Princess Jellyfish Vol. 1
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Avis de la Rédaction
L'année des méduses
Princess Jellyfish (海月姫, Kuragehime, Kodansha, 2008) c’est frais, c’est drôle et donc décalé. En dépit de sa classification josei, c’est à la portée de tous même des plus récalcitrants qui n’auraient d’yeux que pour le nekketsu pour lequel j’avoue avoir un petit faible. Les situations créées sont assez drôles et m’ont fait passer un bon moment.
Le plaisir de lecture est assez immédiat en grande partie dû au fait du dynamisme du titre. Ainsi, vous ne ressentirez point d’ennui ou de passages à vide dans son parcours. Une fluidité de lecture renforcée par un dessin acceptable et soigné, plaisant pour les yeux, n’obligeant aucunement à passer des heures à éplucher chaque trait pour saisir la forme globale. Autre point appréciable, les références sont nombreuses et les termes les plus techniques vous sont expliqués.
Les personnages dépeints par Akiko Higashimura sont attachants et l’on remarque sans peine dès ce premier volume que la truculence de l’héroïne saura aussi laisser place aux émotions. J’ai été donc assez conquis par ce premier tome sans réellement pouvoir extraire de défauts suffisamment importants pour les souligner. J’identifie tout de même son environnement otaku comme une vague relativement facile à prendre pour être dans la mode actuelle de caresser les geeks pour mieux les plumer de leurs deniers. C’est hipe d’être otaku, surtout lorsque l’on vous conte son pendant féminin et on le met en avant comme dans d’autres séries telles que Genshiken ou encore Welcome to NHK. Par ailleurs, on pourrait peut-être craindre à l’avenir que les situations s’essoufflent trop rapidement et que le contraste fashion/fujoshi sur le lequel repose le manga paraisse trop cliché et convenu.
En somme, j’estime qu’il mérite que vous y jetiez un œil mais soyez prévenu malgré le burlesque et les décalages affichés reposant sur les caricatures, c’est très ancré dans la réalité et focalisé sur la psychologie des personnages. C’est avant tout un moyen de soulever des problèmes familiaux et d’inadaptations sociales diverses en nous faisant partager les pensées et le ressenti des principaux protagonistes.


























