Les péripéties se poursuivent entre préparations d’examens, quiproquos et situations cocasses, Kyôsuke ne sait plus où donner de la tête. Hikaru devenant de plus en plus entreprenante, le caractère indécis de notre tombeur l’amènera à devoir jongler entre faire réviser et réviser. Toutefois de plus en plus enivré par Madoka, il en essuiera les déboires et devra payer les pots cassés. C’est sans compter l’entrée en scène d’un bien menaçant garçon nommé Yûsaku Hino va envenimer les choses…
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Kimagure Orange Road Vol. 2
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Avis de la Rédaction
Quand le triangle devient losange
Les relations s’intensifient, Kyôsuke à la fois sollicité fortement par Hikaru et d’autre part de plus en plus subjugué par Madoka, va avoir fort à faire dans ce tome. Et le jeune garçon ne recule devant rien. Utilisation poussive de son pouvoir, soirée alcoolisée, il s’affiche dans l’excès afin de paraître plus adulte aux yeux de la belle Madoka.
Elle, plus âgée de quelques mois (elle est née le 25/05/1969 et lui le 15/11/1969 selon la chronologie du manga), incarne la femme fatale, maline, celle que l’on convoite et désire au prix de quelques dangers. Hikaru, plus jeune que Kyôsuke, représente l’enfance, plus énergique et envahissante, sa candeur traduit une sorte de sécurité qu’il faut tout de même protéger. Alors que Kyôsuke se sent retourner dans ses langes de poupon aux côtés de Madoka, il doit lui-même dorloter Hikaru. Cela en est sans doute trop pour notre indécis au grand cœur.
Mais la géométrie change, alors qu’un triangle amoureux classique s’était installé, l’arrivée impromptue de Yûsaku change la configuration. Nous observons à présent un losange relationnel, car cet ami d’enfance d’Hikaru et de Madoka nourrit lui aussi des sentiments depuis toujours. Son rôle va être essentiel dans l’incertitude de Kyôsuke mais aussi dans les constats des changements de ses deux amies d’enfance. Alors que nous partageons principalement les pensées de l’erratique Kyôsuke, d’autres pensées s’immiscent au fil des pages nous amenant à mieux cerner les relations.
Côté qualité rien à redire, cette édition est toujours aussi appréciable pour rendre hommage à cette série. Bien sûr certains d’entre vous ne supporteront pas les amours adolescentes façon Adachi le sport en moins, pourtant une fois encore ce volume montre la diversité des situations rencontrées même si certaines sont clichées dans les œuvres romantiques. Une nouvelle fois les pouvoirs de notre héros dont on découvre les limites viennent saupoudrer habilement la narration en la dynamisant.
Petit trivia en cadeau Bonux :
Ayukawa ferait référence à une rivière abritant des truites d’eau douce. Qu’en conclure ? Peut-être une image de quelque chose d’insaisissable qui vous file entre les doigts. Kyôsuke ne serait qu’un pêcheur affrontant les facéties d’une rivière emplie de vie dont il n’arrive pas à s’en emparer. Doit-on voir Madoka comme changeante, tantôt se montrant tantôt se cachant, sa vraie robe ne serait être vue par tous. Ou alors est-ce une référence à une sirène ?
Izumi Matsumoto aurait déclaré s’être inspiré de l’actrice Phoebe Cates qui vous avez pu voir dans Gremlins I (1984) et II (1990) de Joe Dante dans le rôle de Kate Beringer la petite amie de Billy Peltzer (Zach Galligan) le héros humain du film.


























