Le réveil d'Astro est encore classé top secret. Personne ne sait s'il est toujours parfaitement opérationnel, personne ne sait pourquoi il s'est réveillé avec une formule mathématique à l'esprit. La formule d'une bombe anti-proton qui pourrait détruire le monde. Le professeur Ochanomizu apprend que son collègue Tenma a inséré dans Astro la carte mémoire de Gesicht. Seule une émotion forte pouvait le réveiller. Et la dernière émotion enregistrée par Gesicht était de la haine…
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Pluto vol. 8
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Avis de la Rédaction
Le manga presque "le plus fort du monde"
« Astro, le petit robot », « Astro Boy » ou « Tetsuwan Atomu » est un manga d’Osamu Tezuka de 1952. L’histoire dont est tirée ce Pluto a visiblement marqué son époque, notamment parce que Tezuka réussit à intégrer les thèmes en vogue des manga tels « Tetsujin n°28 » ou « Iga no Kagemaru » tout en conservant sa sensibilité et sa vision du monde.
Dans Pluto, Naoki Urasawa reprend donc « Le Robot le Plus Fort du Monde » sur 65 chapitres répartis en 8 tomes. Le pitch est maintenant plutôt simple puisqu’une force mystérieuse abat un à un les robots les plus forts de la planète (ça me rappelle un passage de Dragon Ball avec Piccolo Sr). Tout l’intérêt réside dans le suivi de l’enquête et le chemin que Tezuka et Urasawa font emprunter au lecteur jusqu’à une fin… moins surprenante que ce à quoi je m’attendais. Mais peut-être en attendais-je simplement trop.
Heureusement, le plus important et le plus marquant dans ce manga est sa beauté intérieure. Et tout le monde sait que c’est ça qui compte ! La psychologie des personnages est bien développée, Urasawa a toujours la même maestria pour faire passer les émotions ou créer des liens entre le lecteur et les personnages (je pense aux larmes d'Astro ou à la tristesse d'un robot à la perte de son mari). En quelques pages, il est capable de nous faire ressentir les émotions des robots censés ne pas en être pourvus !
L'histoire en elle-même est très intéressante avec cette enquête policière, cet ennemi invisible et invincible, ces fils du mystère qui s'éclaircissent petit à petit. Elle repose sur des thèmes forts et universels dont tout l'art de Urasawa Naoki et de Tezuka Osamu est d'arriver à les appliquer aux robots. Malheureusement, la fin n’est pas à la hauteur du reste, selon moi. Quand on comprend, au dernier tome, les tenants et les aboutissants, on se rend compte que les thèmes sont certes universels mais aussi vus et revus. Il n’y a pas la petite touche en plus, un petit je-ne-sais-quoi qui aurait vraiment fait de Pluto un manga au-dessus des autres. Mais peut-être en attendais-je trop de ce duo intemporel dont les chefs-d’œuvre ne se comptent plus. Je suis tout simplement victime de mon admiration.
Mon deuxième et ultime regret est qu’Urasawa n'a jamais parlé de la possibilité de faire un backup de la mémoire des robots. C'est un point qui peut être réglé assez rapidement car, vu l'état d'avancement de la technologie dans ce manga, il n'aurait pas été difficile d'invoquer une impossibilité d'avoir une copie parfaite, un problème de place de stockage voire des altérations plus profondes qui changerait l'I.A. du robot. Et pourtant non, rien de tout cela n'a été fait. Dans ces conditions, au début, j'étais frustré puisque, l'auteur n'en parlant pas, c'était donc possible mais cela anéantirait tout le suspense de l'histoire puisqu'en cas de destruction d'un robot, il suffirait de le restaurer dans un nouveau corps.
Au final, malgré la maîtrise et le brio dont faire preuve Urasawa et la puissance de l'histoire contée, je crois tout de même que je place Monstrer un petit cran au-dessus. Mais il me reste à lire l'histoire originale de Tezuka, c'est certain !
PS : n’hésitez pas à lire les post-faces en fin de volumes. Ils sont écrits par des gens bien (directeur du Studio Madhouse, critiques reconnus, …) et c’est très souvent intéressant. Elles décryptent le manga, l’époque, le contexte,…





























