Eye Shield 21 - Tome 37
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Avis de la Rédaction
Ça ne finira jamais
Nous y sommes… l'ultime volume des aventures de Sena, la conclusion épique des aventures d'un larbin devenu champion à force d'acharnement. La quintessence du shônen de sport s'achève en apothéose !
La finale de la coupe du monde Junior, face aux États-Unis – invaincus et tenants du titre, bat son plein. Pour combler le fossé génétique qui les séparent de leurs adversaires, les Japonais déploient l'une après l'autre l'intégralité de leurs techniques secrètes. Trident Tackle, Delta Dynamite et autres Devil Bat Ghost Hurricane pleuvent littéralement sur le terrain tandis que les terribles coéquipiers de Panther enchaînent les touchdowns avec une facilité déconcertante.
Ce tome pousse le concept du shônen sportif dans ses ultimes retranchements, chaque joueur faisant preuve d'une volonté inébranlable qui lui permet de se dépasser dans un moment de grâce divine. Les efforts consentis jour après jour depuis le début du manga trouvent ici leur conclusion logique dans un feu d'artifice de sacrifice de soi.
Pourtant, qui pensant cette débauche de morale et de bons sentiments écœurante se sente rassuré. L'excès étant la marque de fabrique de la série (les américains ont tous l'air d'avoir 30 ans et de faire dans les 2m10 – 150Kg), la recette prend d'autant que nous sommes à la fin d'un parcours qui fut difficile et semé d'embûches.
Quel plaisir de voir les derniers yards de Sena Kobayashi, le larbin de service, la tête de turc, celui pour qui nous n'éprouvions que pitié, devenu à force d'abnégation et d'entrainement le redoutable Eyeshield 21, le "meilleur runner de l'époque" ! En outre, Riichiro Inagaki signe une fin très réussie, chose suffisament rare dans le shônen pour être soulignée. On évite les atermoiements interminables de personnages inconsolables face à une page de leur vie qui se tourne. On évite également le syndrôme de la fausse fin, chère à quelques mangakas.
Graphiquement, nous sommes également à l'apogée de la série. Cet ultime duel permet à Yusuke Murata de déployer tous ses effets dans son dessin. Angles improbables, perspectives déformées et visages "surexpressifs", on regrette juste un peu le manque de décor, d'autant qu'ils sont réussis quand ils sont présents.
Bref, Eyeshield 21 s'est avéré une série captivante d'un bout à l'autre… Reprenant à merveille les codes du shônen sportif, elle a su y ajouter un zeste de nouveauté et de rythme, tout en s'appuyant sur une galerie de personnages aussi loufoques qu'attachants. Un must-have dans votre bibliothèque, sans aucun doute !




























