Japan Expo 2011 : le samedi

C’est embrassé par le soleil que je me rendis au 3e jour à Japan Expo 2011 (ou 12e impact) et cette fois-ci dans les temps ! Aucun retard de train pour venir entacher mon accession au salon. C’est dans un RER B bondé que je parvins au parc des expositions Paris-Nord. Le plus étrange, c’est qu’il est à peine plus de 9H00 !

Lire la suite : Japan Expo 2011 : le...

Japan Expo 2011 : le vendredi

Japan Expo est un salon dédié à la culture japonaise sous toutes ses formes. Mais à la différence d’Epitanime, il n’est pas toujours facile d’accès et est un peu moins intimiste. C’est surtout une plus grande machine. Tout est plus grand ! Plus de place, plus de stands, plus d’événements (plus d’invités ?) et surtout plus de monde !

Lire la suite : Japan Expo 2011 : le...

Mon après-midi à Epitanime 2011 : Rencontres, Sun & Mangavore

Dimanche 22 mai, 12h

Je viens de me réveiller après 7 petites heures de sommeil qui ont conclu ma nuit FIFA/L.A. Noire (bon, surtout FIFA) avec des amis. J'ai 90 minutes pour manger, me laver, faire une machine de linge sinon je me fais tuer par ma fiancée et partir pour la XIXème édition de la convention Epitanime. La mission est ardue mais que ne ferais-je pour enfin rencontrer en personne des gens si passionnés.

La cour intérieur de l'Epita avec les participants et quelques cosplayers

Et oui, je te préviens tout suite, lecteur chéri, je suis ici pour coucher sur papier mes impressions générales de l'ambiance, de l'organisation et rendre compte de mes rencontres et de mes discussions avec un co-twitter SephyroSs, des co-forumeurs HFR Misato et Enzan, l'équipe du podcast deMangavore (Sebkun, Tofu, Al, Athanor et leurs invités), une partie de l'équipe de l'association MO5 et Marcus, même si j'ai surtout assisté à une scène mimi tout plein dans le cas de ce dernier.

Donc, lecteur chéri, si tu es ici pour les scoops, savoir quelles étaient les dernières nouveautés présentées dans les stands ou voir des photos de cosplay, je t'invite cordialement à passer ton chemin... Ah non, on me glisse dans l'oreillette qu'il y a quelques photos de cosplay quand même !

Mais qu'est-ce que l'Epitanime ?? Y étant allé en dilettante, je me pose tout de même la question, au moins à posteriori. Il s'agit en fait de la convention de l'animation japonaise de l'école d'ingénieurs Epita au Kremlin-bicêtre (et à 10 minutes à pied de la porte d'Italie), convention organisée par l'association du même nom (vous le savez comme moi, les élèves ingénieurs sont tous constamment ivres alors il ne faut pas leur en demander trop #FaqueuxJaloux). Cela fait maintenant plus de 15 ans que ce genre d'évènement est organisé dans l'école mais l'historique des festivités et de leur organisation est floue avant 1995, d'après Wikipédia (c'est dur mais je vais me retenir d'une nouvelle vanne liée au coma éthylique). Mais les petits gars de cette association ont bien travaillé puisque la convention, qui réunissait alors quelques centaines d'otakus perdus et, pour une fois, moins esseulés qu'à l'habitude, est passé, en une quinzaine d'années à une grosse convention amateur attirant de 6000 à 8000 personnes en 3 jours.

L'Epitanime, qui fut nommé ainsi à partir de 2004 après d'autres noms comme Convention de l'animation à l'Epita et même Japan Expo en 2000, est maintenant l'une des plus anciennes conventions amateurs d'animation japonaise et de manga en France, chapeau ! Mais contrairement à ce que laisse croire son nom, l'Epitanime n'est largement pas réservée à l'animation japonaise. On trouve en effet dans les milliers de mètres carrés qui lui sont consacrés, sur au moins 3 niveaux de l'école, des stands des boutiques de manga et anime, la scène centrale en plein air pour les concerts et le karaoke du staff, le dépôt-vente mené de main de maître par Misato, l'aire réservée aux dessinateurs amateurs, les différentes salles de jeux vidéo avec, cette année, du Kinect, des Bonga, le traditionnel tournoi de Saturn Bomberman à 10 joueurs et les bornes d'arcade en libre service. Mais, plus étonnant, un petit stand d'un magasin d'art de vivre japonais proposant décorations, accessoires, sacs ou bijoux.

Dimanche 22 mai, 14h07

Cette fois, c'est officiel, je suis en retard pour le podcast de 14h00 ! Cette satanée machine à laver le linge qui ne voulait plus s'arrêter ne m'a pas mis en avance mais surtout, les labyrinthiques locaux de l'Epita pour un néophyte comme moi ne m'ont pas aidé. Je m'étais dit que je demanderais mon chemin au staff de l'Epitanime en arrivant là-bas. Malheureusement, personne ne savait où se déroulait l'enregistrement, quand ils étaient seulement au courant qu'il y avait un podcast chez eux. En fait, Sebkun m'apprit plus tard que ce fut un bazar à ce propos car l'enregistrement eut lieu aussi le samedi mais pas au même endroit à cause d'un squattage inopiné de leur local initial, ils durent donc changer en catastrophe, au dernier moment et 10 minutes avant le début, il n'y avait toujours pas de connexion internet pour la diffusion en direct !

C'est donc plusieurs minutes après le début et en plein pendant le podcast que Sebkun m'invita à entrer dans la salle et m'installer. Ça commençait bien ! Je ne vous ferai pas l'affront de commenter le podcast puisqu'il est disponible sur le site mais sachez que ça s'est très bien passé, que l'ambiance était à la rigolade malgré (ou plutôt grâce à) les aléas du direct et les cris extérieurs. Tofu avait organisé un petit concours sous forme d'un quizz pour gagner une magnifique boîte de maquereaux pas du tout dédicacée par Masami Kurumada et c'est évidemment son équipe qui la remporta en toute bonne foi et sans tricher une seule fois, bien sûr...

Enregistrement du podcast de MangavoreEnregistrement du podcast de Mangavore

Après l'enregistrement, SephyroSs et moi sommes restés pour discuter avec Sebkun de tout et de rien, de mangavore et de notre passion commune pour les manga. Ayant écouté plusieurs autres émissions de Mangavore avec tous ces prestigieux invités du monde de l'édition, ma première question fut tout simplement un étonnement : comment se fait-il qu'un site avec un pocast d'une telle qualité ne soit pas plus connu ? Sebkun nous raconta alors l'histoire du site commencée il y a 11 ans, du nom de domaine en .COM perdu et de son métier d'attaché de presse chez Tonkam. Sebkun s'occupe beaucoup du site mais il n'a pas le temps de s'y consacrer plus, entre le travail, les loisirs et la famille. Malgré tout, il fait tout ce qu'il peut pour faire de la qualité. C'est Al, toujours plein de ressources, qui lui soumit l'idée de faire un podcast, mais ils voulaient faire quelque chose de différent pour se démarquer, d'où l'utilisation des contacts noués dans leur métier pour lier l'utile à l'agréable.

Après, la discussion tourna bien sûr autour des manga et de l'animation japonaise. Etant tous les 3 trentenaires, nous avions un passé commun à ce sujet, bercés que nous fûmes par le Club Dorothée. Les premiers souvenirs jaillirent, qui à Tonkam Monge pour découvrir Video Girl Ai, qui à Tonkam Bastille pour entrer dans cette véritable caverne d'Ali Baba pour otaku, qui à Clermont-Ferrand pour s'extasier devant le manga de Dragon Ball. On discute, on discute, mais l'heure tourne et 2 heures et demi pour un podcast d'une heure, c'est largement plus qu'il n'en faut. N'oublions pas qu'il y a encore toute une convention à visiter.

Dimanche 22 mai, 16h22

Comme je le disais, les locaux de l'Epita sont grands, bien plus grands que ce que j'imaginais. Au cours de cet après-midi, j'ai visité deux bâtiment, 5 ou 6 salles, une cour et l'immense sous-sol de 3000m². Ma première visite est pour le stand dépôt-vente tenu par Misato où nous pouvons voir que les choses vont plutôt pas mal, avec des rangées de mangas et de DVD prêts à être vendus.

Avec SephyroSs, Enzan et son mari, nous discutons alors de nos avis sur l'Epitanime. Certes, ce n'est pas l'endroit le plus connu et où les mangaka les plus célèbres sont invités. J'ai d'ailleurs lu çà et là quelques critiques concernant la programmation de cette année, visiblement moins prestigieuse que celle des années précédentes, mais nous nous accordons tous à dire que cet évènement réussit au fil des années à rester "à taille humaine". Il est possible de circuler tranquillement, de parler avec les tenants des stands, de s'essayer aux différentes activités et même Marcus de NOLIFE a le temps de déjeuner ! Enfin, on a moins l'impression, en tant que visiteur, d'être un portefeuille à pattes que dans d'autres salons plus grands.

P1000870P1000869

Ici, le staff se donne à fond pendant les 48 heures presque non stop, tout le monde se relaie pour assurer les activités et l'ambiance, les membres finissent par dormir sur les tables ou sur des coussins ou matelas à même le sol. C'était aussi le cas dans les salles dédiées aux jeux vidéos. Forcément, ici, il y avait Dance Central sur Kinect et Donkey Konga sur Gamecube, ça fatigue, rendez-vous compte !

Mais c'était aussi l'occasion de jouer à une ribambelle de jeux plus ou moins rétro, quel bonheur ! Des bornes d'arcade étaient à disposition avec Money Idol Exchanger, une sorte de Columns sauce kawai, divers jeux de combat comme King of Fighters ou Blazblue, j'ai même vu un clone de Time Crisis et un shoot them up dont le moniteur avait carrément été tourné à 90° pour avoir un écran vertical ! Les consoles de salon n'étaient évidemment pas en reste et, outre les Xbox 360, il y avait une Megadrive avec Super Aleste, un Virtual Boy, quelques Dreamcast et une ou deux PS3.

Mais le clou du spectacle était évidemment le tournoi de Saturn Bomberman à 10 joueurs. Rencontrant par hasard quelques membres de l'association MO5.com avec qui j'avais fait connaissance une semaine auparavant, je les accompagnai vers une salle bien trop éclairée pour jouer dans des conditions optimales sur projecteur mais la finale était déjà en cours et les problèmes de luminosité étaient le cadet des soucis des participants. Le vainqueur étant le premier à arriver à 3 victoires, cette finale de déroula sur une grosse dizaine de parties de 3 minutes et l'explosion de joie du vainqueur fit plaisir à entendre malgré des applaudissements teintés d'une aigreur compréhensible.

Tournoi BombermanP1000882

Dimanche 22 mai 17h27

Après cette petite session de Saturn Bomberman, je redescends vers les bas-fonds de la convention pour revoir les différents stands qui représentent le cœur de l'évènement. Cette fois-ci, mes jambes me conduisent devant le stand NOLIFE. Abonné à la formule de base depuis presqu'un an et demi, je tenais à les saluer et leur dire que "j'aime beaucoup ce que vous faîtes". Si si, j'ai déclamé ceci texto et en français dans le texte, sans honte aucune et avec enthousiasme. Avec les autres aficionados devant le stand, nous leur avons évidemment demandé, comme j'imagine 80% des gens qui sont passés les saluer, où en était la chaîne maintenant que la publicité a débarqué.

En effet, NOLIFE a maintenant suffisamment d'audience (tout simplement parce qu'elle est dorénavant mesurée) pour que des publicités passent sur la chaîne et rapportent donc de l'argent à la société qui en a bien besoin. Sébastien Ruchet, PDG de la chaîne, nous explique avec sympathie et pédagogie que, bien que ce soit une excellente nouvelle en soi, cela ne veut pas dire que la chaîne est définitivement sauvée. Tout d'abord, il y a une question de délai. Même s'ils ont signé avec une régie publicitaire, les campagnes publicitaires démarrent à la nouvelle année, soit en janvier prochain. Certes, il y a déjà des pubs sur la chaîne mais visiblement, il faut attendre pour que débarquent des campagnes plus importantes. Même si c'est le cas, Sébastien et toute son équipe réalisent qu'ils restent petits face à toutes les autres chaînes et surtout en décalage par rapport au reste des chaînes (ce qui, pour moi, est un avantage mais je ne représente sûrement pas le téléspectateur moyen).

En bref, NOLIFE n'est pas entièrement tirée d'affaire et les abonnements sont toujours aussi importants, si ce n'est plus ! En tant que fan, je ne peux évidemment que vous encourager à vous abonner ! Admirateur inconditionnel de Oscillations, l'émission d'analyse musicale des bandes-sons de jeux vidéos, j'ai bien sûr tenté d'en apprendre plus sur sa présentatrice, Macha. Malheureusement, tout ce que je réussis à savoir est qu'elle a un diplôme de musicologie, ce qui saute aux yeux (et surtout aux oreilles) quand on regarde l'émission et qu'elle serait arrivée avec son concept (voire une émission déjà prête) à NOLIFE et que ça a plus tout de suite. Il n'y a plus eu qu'à diffuser et ça fait 115 émissions que ça dure !

Mais pour la plupart des gens au stand de NOLIFE, la vedette était évidemment Marcus, le présentateur vedette de la chaîne avec ses célèbres "Chez Marcus". Marcus est avant tout journaliste, il a travaillé dès 1989 pour Tilt, Consoles Plus, Player One, Joystick ou Gaming. Concernant sa carrière à la télévision, on a pu le voir dans Micro Kids ou Cyberflash, mais c'est avec Level One (1998 à 2002) qu'il se fera véritablement connaître sur Game One. Outre NOLIFE, il refait des émissions pour Game One (Retro Game One) et pour Jeux Actu avec sa chronique. J'aurais aimé discuter avec lui mais il était très occupé et c'est compréhensible.

D'ailleurs, malgré les dizaines de gens rencontrés et de photos prises chaque jour de convention (et ses albums de photos sont là pour le prouver), il garde toujours son sourire et son côté émerveillé. C'est d'autant plus vrai quand ses fans ont 18 mois. Un couple de parents arriva en effet juste avant moi sur le stand et présentèrent Marcus à leur petit Maxime, qui le voit souvent à la TV. Maxime a immédiatement reconnu son idole et se mit à rire. Enthousiasmé de rencontrer son "plus jeune fan", Marcus l'a évidemment soudoyé à coup de pots de Nutella pour qu'il le reste ! C'était adorable et le petit Maxime ne voulait plus le quitter (même si je ne sais pas si ce pronom s'applique à Marcus ou au pot de Nutella !).

P1000870100_3761

Dimanche 22h 18h07

Je fais un dernier petit tour parmi les stands pour m'apercevoir qu'au fond du sous-sol, il y avait un coin que je n'avais pas remarqué. Le coin des fanzines et dessinateurs amateurs. Parmi la grosse vingtaine de dessinateurs, il y a plusieurs japonais qui visiblement se sont donnés la peine de venir voir leurs fans français (en tout cas, des traducteurs étaient également présents, ce qui m'a mis la puce à l'oreille). Cela fait chaud au coeur de voir qu'une certaine part de la surface est réservée aux amateurs, et par conséquent à la "relève". Et les quelques invités et dessinateurs amateurs sont en plus bien traités, avec de petites attentions qui ne coûtent pas grand chose mais qui font chaud au cœur comme le café et le croissant du matin.

Il est déjà plus de 18h et Epitanime ferme les portes de sa XIXème édition dans moins d'une heure. Cette convention de fans, par les fans et pour les fans mérite bien sa réputation, même si, apparemment, tout le staff n'est pas entièrement satisfait. En tout cas, le néophyte que je suis n'a regretté ni son après-midi ni ses 8€. Je sais que je me répète mais il est agréable d'avoir une convention qui n'étouffe pas ses visiteurs comme c'est le cas pour la Japan Expo. Alors, bien sûr, on n'a pas eu cette année des stars internationales mais je n'étais personnellement pas là pour ça. Pour moi, l'important à l'Epitanime, c'est l'ambiance et ce n'est pas le cosplay ou la représentation finale sur la scène centrale avec tout le staff et le public qui dansent tous ensemble qui me fera changer d'avis. En tout cas, un grand merci à toute l'équipe organisatrice, aux commerçants et aux tenants des stands de s'être déplacés et au public d'avoir participé si chaleureusement à cet Epitanime 2011.

P1000894

Et puisque je sais que vous réclamez plus de photos de cosplay, qui suis-je pour oser ne pas répondre à vos doléances ?? (Note de Sebkun!! : vous en avez également dans nos albums photos sur le site)

Loveless, l'interview lors du TGS Ohanami

Le groupe Loveless, composé de Nana Kitade (Kesenai Tsumi - opening de Fullmetal Alchemist) et Taizo, guitariste, profite de sa tournée pour participer au TGS Ohanami. Deux heures avant leur concert le dimanche soir, ils se rendent à une conférence publique, où photos et vidéos sont interdites. Voici la transcription de l'échange entre Loveless et son public français…

slide_nana2

D’où vous est venue l’idée de monter un duo ?

Taizo : J’aimais beaucoup l’énergie que Nana mettait dans ses chansons, je me suis dis que je pouvais sûrement faire quelque chose avec cette dynamique, c’est comme ça qu’est née l’idée.

Nana Kitade : On avait déjà travaillé ensemble sur l’album « Bontage » , j’aimais bien cette ambiance entre nous, du coup, on a décidé de sublimer notre travail en commun. Et Loveless est né.

Quels artistes vous ont inspiré quand vous étiez plus jeunes ?

Nana : j’ai été très inspirée par des artistes néo-réalistes, dont Chekou ( ?)

Taizo : moi je vénère surtout Shûji Terayama, un grand écrivain japonais. Ses œuvres sont une source d’inspiration pour moi. Sinon, Cher est une aussi quelqu’un qui m’a beaucoup marqué.

loveless

Quel est votre ressenti sur le public français et européen ?

Nana : j’aime écouter certaines artistes français, alors je me dis que les fans francais de ces artistes m’écoutent de la même manière que moi j’écoute ces mêmes artistes. Et donc je suis fière d’avoir des fans français !

Taiso : Sans distinction entre les fans, japonais ou français, je souhaite juste qu’ils s’entendent bien entre eux, puisqu’ils ont les mêmes goûts pour notre musique.

Nana, vas-tu refaire une collaboration pour « Baby » et « Alice and the Pirate’s » ?

Nana : j’adore ces marques de vêtements et les valeurs qu’elles représentent. Je continuerai à poser pour eux si on me le redemande.

où trouvez-vous l’inspiration pour toutes vos chansons ?

Taizo (réfléchit longuement) : Dans la vie de tous les jours. Quand tout est en accord avec mon état d’esprit, l’inspiration est là, je n’ai plus qu’à la retranscrire.

Nana : Je ne réfléchis pas vraiment, ca me vient comme ça, c’est comme Taizo, dès que quelque chose est en accord avec moi, avec mon être, il faut que je le note. Par exemple, sur le trajet pour venir ici, nous avons croisés des éoliennes, et ces grandes installations m’ont inspirées des sentiments musicaux.

Qu’aimez-vous de la France ?

Nana : j’adore les macarons ! Sinon, il y a aussi Marie Antoinette, l’architecture, l’air et l’ambiance en général…

Taizo : « Minna suki desu !» J’aime tout le monde, ici c’est beaucoup plus chaleureux.

En termes de promotion, comment êtes-vous diffusé en France ?

Taizo : On a été diffusé par une chaîne spécifique française qui s’appelle Nolife, qui est très attachée à la culture japonaise et à la musique. Je crois qu’on peut aussi être diffusé plus rapidement, mais les accords viennent surtout de notre Major, Sony. Il y a beaucoup d’accords en jeu, ca ne dépend pas vraiment de nous, mais si on joue ici aujourd’hui, c’est bien parce que le public nous connaît un peu. Donc si on peut être un peu plus diffusé en France, ca serait encore mieux ;)

Avez-vous un album en préparation ? Et si oui, quand sortira-t-il ?

Nana : chaque jour nous construisons des chansons, des textes et des mélodies, mais nous n’enregistrons pas encore, donc je ne peux pas vraiment dire quand le prochain album sortira vraiment.

Dernière question : Aurez-vous l’occasion de faire quelque chose avec des artistes français que vous aimez bien ?

Nana : Si les possibilités jouent pour nous, oui, ca peut être possible. Sinon, il y a cette chanteuse, Amélie Simon que j’aime beaucoup… Mais je ne pense pas que quelque chose de concret puisse arriver entre nous, hélas… enfin, pour l’instant ;)

loveless

Nana conclue l’interview en rappelant au public qu’elle et Taizo tournent actuellement dans 15 pays d’Europe, et qu’ils se réjouissent de voir tous les gens présents à cette petite conférence lors du concert qui débutera une heure après.

Kiraku un nouveau Manga café

Le 18 avril 2011, Kiraku un nouveau Café Manga s'est ouvert a Paris. Il s'agit d'une structure permettant de lire des mangas dans un cadre agréable et silencieux. Pour 2,50 euros la première heure, vous avez des mangas en libre service, ainsi qu’un accès internet et des jeux vidéo. Nous avons rencontré Manu, l'un des fondateurs du Kiraku qui a gentiment répondu à nos questions !

ban

Kiraku_3 Kiraku_2

Est-ce que vous pouvez nous dire ce que vous apportez par rapport aux autres cafés manga ?

Nous n'avons pas trop voulu nous rapprocher du Manga Café car nous n'avons pas créé le Kiraku dans le but de leur faire de la concurrence. Nous sommes très heureux qu'ils aient apporté ce concept en France. Nous avons simplement regardé ses qualités, ses défauts et on s'est demandé ce qu'on pouvait améliorer.

C'est pour ça que nous n'avons pas la même optique. Eux, ils sont 4€ de l'heure avec les boissons à volonté. De notre côté, nous pensons que les gensn'ont pas forcément soif et qu'ils veulent peut-être juste lire un livre. Quand on sait que le prix de base d'un manga est de 6,95€,  nous nous sommes demandé si ça vaut vraiment le coup d'en payer quatre pour une heure de lecture, compte-tenu du fait que pour deux de plus, le livre vous appartient.

Nous avons donc préféré proposer un tarif à l'heure plus bas mais sans boisson à volonté. Nous sommes à 2,50€ de l'heure ce qui nous paraît raisonnable. Et bien sûr, pour ceux qui veulent boire, nous avons des boissons à 1€.

Pourquoi avoir choisi une patte de chat pour logo ?

C'est parce que Kiraku signifie “lieu agréable”. Alors quand on a réfléchi à notre mascotte, on a pensé à l'animal le plus détendu, qui reflête l'idée d'un lieu agréable... Un chat. Donc on l'a pris comme emblème. Nous sommes quatre associées dans le Kiraku alors nous avons chacun dessiné un chat. Chaque vendeur a son propre chat attribué. Et pour les lecteurs néophytes, on a décidé de la travestir pour servir de repère. Ainsi, quand une personne va dans le rayon shônen par exemple, il va voir le chat Kiraku déguisé “à la Naruto”.

Comment avez-vous classé vos mangas et combien en avez-vous ?

Ils sont rangés par type (shônen, shôjo, seinen) et dans chaque genre ordre alphabétique. Actuellement, nous avons déjà plus de 2000 références sur manga Sanctuary (où vous pouvez consulter la liste complète) et pour l'ouverture nous en auront plus de 3300. Nous allons vendre aussi des mangas, principalement des nouveautés, des goodies aussi. Mais pas de DVD.

Pour toi la vidéo, c'est mort ?

Il y a maintenant tellement de fansub que maintenant seuls les grands collectionneurs achètent des DVD. Mais eux, ils vont le prendre dans les grands magasins ou dans les salons.

Qui sont les créateurs de Kiraku ?

Nous somme quatre amis. Le plus vieux a 28 ans et le plus jeune 23 ans. Patrick et moi sommes amis d'enfance, ensuite il y a Fabien qui est mon colocataire. C'était mon vendeur attitré dans une grande enseigne de jeux vidéo on est devenus amis puis colocataires. Fabien m'a un jour expliqué qu'il voulait monter sa propre boîte. Patrick et moi, on avait le même rêve alors on s'est dit pourquoi ne pas nous associer. Il nous fallait une quatrième personne pour rester ouvert 7J/7. Moi je travaillais dans la grande distribution, où j'avais fait la connaissance de Raphaël qui était rédacteur du site Japan comunity (fandujapon.com). Je lui ai parlé de ce concept, ça lui a plu alors on s'est lancé

Kiraku_1

Tarifs :

Première heure indivisible : 2,50€
Heure supplémentaire : 2€ (0,50€ le ¼ d’heure supplémentaire indivisible)
Boissons froides et chaudes : 1€ – 1€60
Confiserie : 0.15€ – 1,30€

 

Horaires d’ouverture

Lundi : 11h-21h
Mardi : 14h-21h
Mercredi : 11h -21h
Jeudi : 14h-21h
Vendredi : 11h-21h
Samedi : 11h-21h
Dimanche : 11h-21h

Localisation et accès

23, rue d’Hauteville – 75010 Paris

Transports
  • Ligne 4 : Strasbourg – St Denis
  • Ligne 7 : Poissonnière
  • Ligne 8 : Bonne-Nouvelle
  • Ligne 9 : Bonne-Nouvelle
  • Bus : 20, 32, 38, 39, 47, 48

Site Internet

http://www.kiraku.fr/

Dossier : TGS Ohanami – 9 et 10 avril 2011

Première convention hors SEFA et conventions lyonnaises pour votre reporter de choc, le TGS Ohanami traînait derrière lui le spectre de son aîné automnal, le Toulouse Game Show. Alors profitant de vacances méritées, d’un pied-à-terre à proximité et d’une accréditation, je suis allée fureter dans le centre de congrès de Labège, en banlieue toulousaine, pour tester l’ambiance façon sud-ouest - avec « l’aqueussent » s’il vous plaît ;)

tgs ohanami

TGS Ohanami VS Jishin

Organisé pendant le grand séisme de magnitude 9 qui a touché le Japon il y a un mois de cela, le TGS Ohanami a décidé de mener de grandes actions en direction du Japon, tout en motivant son public à y participer activement. C’est ainsi qu’en marge de la convention, le salon « Voyager au Japon », organisé par le Directeur du Centre Culturel France-Japon de Toulouse, Claude Yoshizawa, fut maintenu et renommé justement « Toulouse for Japan ». Ce salon étant gratuit, il permit au public toulousain de rencontrer des professionnels du voyage au Japon tout en participant aux diverses actions de charité menées tout au long du week-end. Hormis la défection d’Air France et de Havas Voyage à la dernière minute (cf photos), ce salon proposait surtout des stands informant le public des diverses régions à visiter au Japon, les moyens de s’y rendre et de trouver des hébergements. Un stand de la Croix Rouge était présent sur les deux jours pour accueillir les dons qui furent nombreux.

havas 1 Air France

De nombreuses actions furent menées tout au long du week-end, à commencer par le concert de Yaneka le vendredi soir. Chiyako et Yuichiro Maeda, le frère et la sœur, sont venus à leurs frais spécialement de Suède où ils enregistraient leur nouvel album pour lancer une tournée de concerts de charité en Europe dont tous les fonds engendrés sont reversés à la Croix Rouge. Nous étions peu à ce concert, moins d’une centaine, mais le groupe fut à la hauteur, comme à son habitude, et de nombreuses personnes venues dans l’optique d’aider par ce biais sont reparties enchantées d’avoir découvert cette musique magnifique, une véritable ode à la culture japonaise lyrique.

En marge de la convention, le public pouvait aussi signer une bâche « Toulouse for Japan » et un Livre d’Or sur le stand du CCFJT, qui ont été remis M. UEHARA, Directeur Général du Bureau de représentation de la VILLE D'OSAKA à Paris, venu présenter sa ville au salon, et la bâche sera exposée à la Mairie d’Osaka pendant quelques semaines avant d’être envoyée à Sendai pour être offerte à une des villes sinistrées. Quant au Livre d’Or, il fut confié au Consul Général du Japon à Marseille.

bache signature Kessy bache

Le samedi, à la suite du concours Cosplay Individuel, le discours du Maire de Toulouse, Mr Pierre Cohen, fut lu par Mr Yoshizawa, suivi par un autre discours de M. Pierre Aymard, Consul Honoraire du Japon à Toulouse.

{dailymotion}xib80j{/dailymotion}

Mais dans le lot des activités proposées au public et œuvrant pour la Croix Rouge, outre les stands qui proposaient des produits (badges, cartes…) dont la vente serait reversée à l’ONG, la vente des parts du gâteau TGS, renommé « Toulouse for Japan » exceptionnellement, fut celle que tous apprécièrent le plus et qui ramena le plus de dons. L’exceptionnelle pâtissière qui s’en occupa reçu toutes les louanges, surtout pour ces adorables personnages en pâte d’amande (vendue 8€ à l’unité contre 2€ la part de gâteau)… Bref, même si cette partie libre du salon fut peu arpentée par les visiteurs du TGS Ohanami, l’ambiance qui y régnait était chaleureuse et tournée vers le Japon, dont on souhaite encore actuellement l’amélioration des conditions de vie des sinistrés.

gateau gateau

croixrouge gateau

croixrouge Xrouge xrouge

Petite édition simpliste mais concise

Pour revenir sur la convention en elle-même, il faut avouer qu’on fait très vite le tour du salon si aucun impératif d’achat compulsif ne vous prend. En dehors des gros stands qui proposent les classiques goodies à l’origine douteuse (on ne le dira jamais assez, le HK tue l’Officiel !), on trouvera quand même deux libraires et le Tokyo Café pour proposer des occasions alléchantes (en moyenne 4€ le manga, entre 15 et 20€ pour le coffret DVD). Il y avait  très peu de fanzines sur place, seulement deux selon le plan, mais un seul selon mon point de vue… A croire qu’il n’y a pas d’association de fanzine dans le Sud Ouest ou bien que tous s’étaient donné le mot pour être au Manga Party Festival de Paris ce même week-end… Il y avait bien sûr des stands très intéressants à découvrir, comme Kujira qui proposait des T-shirts « geek » pour changer des reprises manga, Nintendo League exposait la dernière 3DS à tester sur place, Tower of Druaga, sponsorisé par LDLC, en mettait plein la vue des visiteurs par ses deux stands de 10m de long, Saveurs et Harmonie proposait différents type de thé, des thermos d’un litre en fontaine et des services à thé en fonte, soit tout l’équipement ou presque pour refaire la cérémonie du thé chez soi…

LDLC manga

bonbon ! Nintendo League

Il était parfois peu aisé de circuler entre les stands, le public toulousain ayant la fâcheuse habitude de squatter les allées pour discuter, poser pour des photos ou pour toute autre raison sauf celle de regarder les stands… (si si…). Il était donc bien tentant de pomper les photos de groupes (se mettre au milieu pour gâcher la photo, ndlr) pour leur expliquer qu’un stand leur était spécialement dédié, chez Kawaï Factory et qu’ils gênaient plus qu’autre chose (mention spéciale à Chuu Cosplay : imaginez 12 cosplayeurs s’arrêter tous les dix mètres avec leurs énormes costumes pour poser face à 30 visiteurs dans une allée de deux mètres de large…)

fées thés

Bref, l’espace Agora était bien rempli, il ne manquait pas vraiment de stands (on a même eu droit à une voiture tunnée dans un coin du salon) mais on se serait cru plus dans une convention manga que dans un mini Toulouse GAME Show…

Animations et Invités

Côté animations, le programme monté par le TGS offrait aux visiteurs de quoi s’occuper : une démonstration de céramique et une cérémonie du thé officiées par Rizu Takahashi, un cours de cuisine asiatique (ou comment faire ses propres okonomiyaki) par Chika, la patronne d'Okini à Esquirol ; une présentation de l’ikebana occupait l'espace Ôsaka tandis que Coucoucircus faisait chanter le public sur scène ou sur son stand malgré ses problèmes actuels avec la SACEM, qui semblent se résoudre. On pouvait aussi faire des purikura avec ses amis, grâce à une borne installée sur la convention, faire des combats de Sumo gonflés à bloc, ou admirer sur la scène les cosplays individuels ou en groupe, ou encore les clubs d’arts martiaux, qui prouvent qu’à n’importe quel âge et de n’importe quel sexe, chacun pouvait trouver son compte. Enfin, Bulle Japon animait une grande partie de la convention, sur stand ou sur scène, avec des blind tests, des quizz, des karaoke de Hamtarô ou de Code Lyoko, etc. En revanche, aucune nouvelle du musée Zelda annoncé sur le site du Ohanami…

arcades sumo
coucoucircus coucoucircus
jeux cuisine cérémonie thé

Parmi les nombreux invités présents au TGS Ohanami, Marcus fut tout de même celui qui attira le plus de foules, tant au niveau des dédicaces sur son stand que sur la scène avec le Jeu du Loser, où le but du jeu était d’être le meilleur perdant ! DAvy Mourier tenta lui aussi d’animer les foules avec son « DAvy vs TGS », affrontant des membres du public sur le dernier Naruto Shippuden sur PS3, quand il ne vendait/dédicaçait pas ses BD à l’espace Dédicaces, à côté du trio d’auteurs de la nouvelle série « Element R »,  série hybride entre manga et comic.

les auteurs d'Element R Josaudio et DAvy
le jeu du loser davy

La J-Music n’était pas en reste avec le point d’orgue du week-end, le groupe Loveless, composé de la chanteuse Nana Kitade et du guitariste Taizo. En conférence le dimanche soir avant leur concert, le groupe paraissait serein : Nana est arrivée en kimono rose ouvert, un corsage léger et des bas résilles, tandis que Taizo affichait un air calme qui jura lors du concert deux heures plus tard. Malheureusement, il sera impossible de les prendre en photo… contrairement à Cécile Corbel, la harpiste et chanteuse de la bande son du dernier Ghibli, « Karigurashi no Arrietty ». Lors de son concert du samedi soir, elle fut admirée par tous, autant pour sa voix claire et envoûtante que pour son jeu de harpe, magnifique et gracieux. Josaudio, invité avec DAvy, en eut pour son compte, et ira certainement voter pour elle au J-Top ! Pour finir le dimanche soir, avant Loveless, One Winged Pianist illustra des génériques d'animes au piano, démontrant tout son talent.

Cécile Cécile Corbel

parapara

Ohanami, sans prétentions, c’est un bon salon.

Petite convention du Sud-ouest où il fait bon profiter du soleil pour des séances de photos de cosplay, avec un cadre idéal (un petit parc avec bassin à proximité), le TGS Ohanami n’avait pour seules prétentions que divertir les Toulousains sur le thème du printemps japonais et aider le Japon dans sa reconstruction avec l’aide du salon « Toulouse for Japan ». Les organisateurs étaient tous accueillants et chaleureux, les animations intéressantes, les invités ouverts et accessibles – en dehors de Loveless… Quelques petits bémols, comme des restrictions pour les journalistes accrédités, deux salles d’activités au beau milieu des stands et à proximité de la grande scène qui couvrait tous les dialogues invités/public. Il faudra penser à les mettre à l’autre bout de la salle, pour éviter les conflits sonores, lors du prochain TGS.

En somme, pour une première convention dans le sud-ouest, je ne peux que vous conseiller d'aller à la prochaine édition du Ohanami, ne serait-ce que pour l'accent chantant des exposants et des organisateurs, et surtout pour l'ambiance et l'accueil du visiteur.

 

Vous pouvez retrouver toutes mes photos du TGS Ohanami à ces liens :
- Samedi : https://picasaweb.google.com/virg5c/TGSOhanami2011Samedi et https://picasaweb.google.com/virg5c/Samedi
- dimanche : https://picasaweb.google.com/virg5c/TGSOhanamiDimanche

A suivre : la conférence de Loveless

Retour sur... Japan Expo Sud - 3e Vague

Pour sa 3e édition, Japan Expo Sud propose à ses 35 000 visiteurs un vaste choix d'animations toujours sur le thème du Japon. Entre activités culturelles, boutiques, fanzines, concerts et stands Découverte, le public aura aussi le choix parmi les nombreux invités à l'honneur cette année. Détaillons un peu plus ce qui s'est déroulé tout au long des 3 jours que dura Japan Expo Sud, 3e Vague.
Lire la suite : Retour sur... Japan...

Découvrez la Nintendo 3DS

Le 25 mars 2011 est une date qui marquera les esprits, en particulier ceux des nintendomaniaques, puisqu’il s’agit du jour de la sortie chez nous de la nouvelle console portable de Nintendo : la 3DS. Cette console à effet relief sans lunette est présentée par l’éditeur comme révolutionnaire. En attendant de pouvoir tester les premiers « vrais » jeux, parlons de la console en elle-même !

La boite de la 3DS

La DS4… Non, la 3DS

Après la DS, DS Lite et DSi, Nintendo persiste avec les consoles portables à double écran. La Nintendo 3DS est très proche de ses sœurs en fait. Le design général est plus une mise à jour : écran un peu plus grand, 3 variations sur la même couleur (Noir ou Bleu au choix), stylet devenu télescopique et socle de recharge. Aucun doute, la 3DS fait indéniablement penser à une DS de luxe.

L'arsenal de la 3DS

Une fois la boite ouverte, que trouve-t-on ?

  • la console
  • le chargeur
  • le socle
  • les manuels dans diverses langues
  • 6 cartes de Réalité Augmentée

Passons en revue les ajouts : un interrupteur pour couper le wifi (nous y reviendrons), un bouton home en plus du power (apparu sur DSi), un stick analogique qui fait son apparition au dessus du pad (qui descend légèrement) et, bien sûr, le fameux variateur permettant d’activer plus ou moins l’effet relief ! La caméra extérieure a été doublée pour pouvoir prendre des photos en relief ! Et si d’aspect extérieur, la 3DS ressemble à une DS Lite (quasiment les mêmes dimensions et poids) relookée, l’intérieur cache quelques secrets comme un gyroscope et un accéléromètre qui serviront entre autre pour la réalité augmentée (ça aussi, nous y reviendrons).

Start your engine !

Allumons la bête. Un sympathique écran d’accueil, un peu de configuration et hop, la console est fonctionnelle ! La configuration de la console se fait très simplement, comme avant. En deux tems trois mouvements vous voilà avec une console rien qu’à vous, connectée au réseau. Sans cartouche insérée, la 3DS propose quand même quelques programmes :

  • Information sur la santé et la sécurité
  • Studio Son
  • Journal d’activité Nintendo
  • Appareil Photo
  • La Guerre des têtes
  • Éditeur Mii
  • Jeux en R.A. (Réalité Augmentée)
  • Place Mii StreetPass
  • Paramètres de la console
  • Mode Téléchargement

Ce sont les éléments en gras qui nous intéressent puisqu’ils sont nouveaux. Le journal d’activité fonctionne comme sur Wii et vous tient informer de votre « pratique » de la 3DS. Notons la présence d’un podomètre dans la console au passage !

La Guerre des têtes

Guerre des têtes

Le principe est simple : vous prenez une photo d’un visage, la DS en fait une tête en relief et ensuite cette tête vous attaquera dans votre environnement en utilisant les caméras pour faire ce qu’on appelle de la réalité augmentée. À vous de tourner la console pour trouver les visages et les shooter, un peu comme Luke au poste de tir dans le Millenium Falcon. Bien que simple à appréhender, le jeu se corse au fur et à mesure et on s’amuse bien.

Jeux en R.A.

Ici, vous utiliserez les fameuses cartes fournies avec la console (6 en tout mais on se doute que d’autres viendront avec le temps !). Posez la carte « ? » sur la carte pour activer le système. Vous aurez alors accès à divers jeux (tir à l’arc, pêche… ) qui prennent place dans votre environnement.

Jeux en RA

Je m’explique, si vous posez cette carte sur votre canapé et choisissez le tir à l’arc, des cibles vont apparaître sur votre canapé et vous devrez – comme dans la Guerre des têtes – orienter la console pour pouvoir tirer votre flèche sur la cible. Ensuite vient un boss et vous devrez tourner autour pour trouver ses points faibles et l’abattre ! Au fur et à mesure, on débloque de nouvelles applications.

Les cartes de personnages permettent également de faire jaillir des statues de vos héros préférés pour faire des photos mémorables de Link et Kirby s’affrontant sur un gâteau d’anniversaire ! Bref, si les jeux fournis dans la console sont plus accessoires qu’autre chose, ils laissent entrevoir des myriades de possibilité pour l’avenir (imaginez un Yu-Gi-Oh ! 3DS… que d’argent dépensé alors !)

Éditeur Mii et Place Mii StreetPass

Ces deux fonctions sont très semblables à ce qui existe déjà sur Wii. Sauf que vous pouvez utiliser la caméra de la 3DS pour créer un Mii à partir d’une photo… le résultat ne m’a cependant pas vraiment convaincu ! Une fois votre Mii créé, vous pourrez l’échanger avec d’autres joueurs grâce au StreetPass. C’est-à-dire que si votre console est en veille dans votre poche quand vous croisez quelqu’un dans le même cas, alors vous accueillerez son Mii chez vous en réciproquement.

Prise en main, 3D et autonomie

Évidemment, avec la 3DS nous sommes en terrain connu. Puisqu’il s’agit d’une évolution des consoles précédentes, rien ne déroute vraiment. L’effet de relief est vraiment bien rendu et si lors de mes précédents essais j’étais un peu plus circonspect, je dois admettre que pourvu qu’on fasse l’effort de bien se mettre en face, l’effet est saisissant et très immersif. En revanche, j’ai l’habitude de jouer à la DS en marchant, je ne pense pas que cela sera possible avec la 3D activée ! En tout cas, aucun cas de migraine mais en même temps, sans vrai jeu, on ne peut pas non plus juger définitivement. Mais rappelons tout de même que la 3D peut être désactivée si vous le souhaitez.

Niveau autonomie, ce n’est pas une surprise, nous sommes bien en dessous de ce que nous offrait la console précédente. C’est d’ailleurs pour cela que Nintendo ajoute un socle à sa console : afin d’inciter les utilisateurs à recharger leur console plus souvent. Le bouton pour désactiver le Wifi est sans doute également apparu pour pallier ce problème, permettant de réduire la consommation d’énergie quand on n’en a pas besoin.

C’est toujours un succès

Malgré une autonomie un peu faible et des problèmes de décrochement 3D (quand vous n’êtes plus en face, vous perdez l’effet), la promesse de la 3D sans lunettes est tenue. Bien qu’un peu plus chère que la DS normale, cette console compense par une finition soignée qui en fait un bel objet

La 3DS a été lancée le 25 février au Japon, et en une semaine il s’est vendu 344 446 exemplaires de la console. Un chiffre plutôt flatteur même si certains sont déçus qu’elle n’ait pas passé la barre des 400 000. Cependant, il s’agit d’un lancement sans aucun titre fort de chez Nintendo (ni Zelda, ni Mario ou Mario Kart) et il y a fort à parier que lorsque ces titres débarqueront, les ventes de 3DS feront un bon… et ne parlons pas d’un nouveau Pokémon en 3D !

Galerie d'images

{yoogallery src=[/images/groupphotos/12/66] width=[100] height=[100] thumb=[rounded] title=[Déballage 3DS]}

Annexe : Chiffres de ventes des consoles portables Nintendo au lancement

Console Ex. vendus
Gameboy 94 719 (à confirmer)
Gameboy Color env. 280 000
Gameboy Advance 660 354
Nintendo DS 458 825
Nintendo DS Lite 68 348
Nintendo Dsi 171 925
Nintendo Dsi XL 100 000
Nintendo 3DS 344 446

Interview de Jun Mochizuki

À l'occasion de Japan Expo l'été dernier, les éditions Ki-oon avaient eu l'excellente idée d'inviter Jun Mochizuki, l'auteur de Pandora Hearts, leur nouvelle série qu'ils lançaient en grande pompe. Nous avons eu le privilège de faire partie des chanceux autorisés à la rencontrer pour lui poser des questions lors d'une conférence de presse. En voici la retranscription.

Pandora-Hearts1

Unificationfrance : Actuellement, plus de 10 volumes de Pandora Hearts sont publiés au Japon. Combien comptez-vous en réaliser en tout et connaissez-vous déjà la fin du récit ?

Jun Mochizuki : Pour ce qui est de la longueur de la série, je pense qu’elle va se terminer à peu près vers le volume 20. Quand à la fin, je n’ai pas encore de scénario définitif mais j’ai tout de même une certaine idée de la direction à prendre.

Actuabd : Quelle a été votre inspiration par rapport à l’œuvre de Lewis Carroll, Alice au Pays des Merveilles ? Qu’en avez-vous retenu et comment avez-vous élaboré votre propre univers à partir de cela ?

Jun Mochizuki : Avant d’écrire Pandora Hearts, j’ai dessiné un one-shot du même nom, également dans un magazine de prépublication de Square Enix, mais au contenu différent. Lorsque j’ai écrit ce one-shot, je voulais absolument une trame de fond connue, auquel chacun puisse s’identifier rapidement. C’est pour cela que j’ai eu l’idée, pas de m’inspirer mais plutôt d’utiliser Alice au Pays des Merveilles comme trame de fond. A partir de là, j’ai creusé un peu le sujet et je me suis rendue compte que j’aimais beaucoup l’atmosphère de l’Angleterre victorienne. J’ai donc décidé pour cette version longue de Pandora Hearts de continuer à utiliser cette œuvre comme toile de fond.

PandoraHearts1-PLANCHE1
Mangavore : Lors de vos séances de dédicaces, vous avez souhaité être isolée sous une tente. Peut-on savoir pourquoi ? Est-ce pour préserver le fait que vous êtes une auteur féminine de shônen ?

Jun Mochizuki : C’est juste que je suis une grande timide et que, lorsqu’il y a beaucoup de monde autour de moi, je stresse…

Mangavore : Il ne faut pas vous cacher, vous êtes une grande auteure.

Jun Mochizuki : Justement, j’ai peur que les gens se disent : « Hein, quoi, c’est cette gamine qui écrit Pandora Hearts ? » (rires)

Planète BD : Avez-vous le temps de lire des mangas ? Vers où vont vos préférences et quels sont ceux qui vous ont influencée ?

Jun Mochizuki : Je lis beaucoup de mangas, beaucoup plus même que lorsque j’étais étudiante. D’abord car je suis libérée des contraintes financières, je peux en acheter autant que je veux. Et puis, chaque fois que j’achète un manga, je me dis que je ne fais pas ça pour mon plaisir mais que c’est du travail (rires). J’ai toujours une justification. Pour les genres, je lis vraiment de tout : shônen, shôjo, seinen, je dévore tous les mangas qui sont publiés. En lisant les mangas écrits par les autres, je me dis parfois « ça, c’est une bonne idée », ou « ça, c’est à éviter... » mais je ne peux pas les nommer. Lorsque j’étais petite, j’étais abonnée au magazine de prépublication Shônen Jump et j’étais très fan de Dragon quest. Plus récemment, je suis devenue une très grande fan de Arakawa Hiromu, auteur de Fullmetal Alchemist, et c’est cela qui m’a motivée à envoyer mes planches à Square Enix.

Unificationfrance : Tout le monde connaît le rôle du tantô (NDR : responsable éditorial de l’auteur qui gère avec lui le développement de son histoire) dans l’élaboration d’un manga. Quelle importance a le votre dans votre histoire : est-ce un guide ou vous donne-t-il des indications dans le récit ?

Jun Mochizuki : Comment vous dire… Je suis un peu gênée car le tantô en question est justement derrière vous. Je dirais que c’est une grande gueule qui dit tout ce qu’il pense ! (rires) C’est lui qui m’a appelée pour me dire que j’avais gagné le concours organisé par Square Enix. J’étais tellement heureuse que je lui ai répondu que je venais le voir dès le lendemain. Et le lendemain, quand j’ai pu le voir, j’ai reçu une douche froide car il m’a dit « tu sais, tu ne sais pas dessiner les filles, elles ne sont pas mignonnes, et puis ton style est un peu vieillot, etc. ». Bref, c’était une grande douche froide ! Il sait manier le bâton et la carotte, mais il me donne très peu de carottes et beaucoup de coups de bâton ! (rires) Voilà les rapports que j’entretiens avec lui. C’est la première fois que je rencontre quelqu’un qui me tape autant sur les nerfs ! (rires)

Pandora-Hearts-5
Actuabd : Pour revenir à la trame inspirée par Lewis Carroll, il y a des controverses entre fans pour savoir si on peut faire une correspondance entre le personnage d’Alice chez Lewis Carroll et Oz dans Pandora Hearts, ou avec Alice elle-même, et puis également avec le Lapin blanc, les deux pouvant correspondre l’un à l’autre, et vice-versa. Quel est votre point de vue là-dessus ? Comment les choses se sont-elles structurées ? A quel personnage vous identifiez vous le plus ?

Jun Mochizuki : En fait, au Japon, je pense que finalement très peu de gens ont lu l’œuvre originale de Lewis Carroll. Evidemment, tout le monde a vu le film d’animation de Disney, mais très peu de gens connaissent l’œuvre originale. Il n’y a donc pas ce genre de controverse. Du coup, je suis très surprise que les fans français aient ce genre de discussion sur les correspondances entre les personnages. Comme je vous l’ai dit tout à l’heure, Alice au Pays des Merveilles n’est pour moi qu’une trame de fond : J’ai pris juste quelques éléments et je n’ai jamais eu l’intention de me placer par rapport à ce livre là. Je ne me prononcerai donc pas sur cette question. Je dirai simplement que les lecteurs sont libres de penser ce qu’ils veulent et que c’est très bien ainsi : S’ils veulent polémiquer sur ce genre de correspondance, j’en suis heureuse.

Mangavore : Malgré votre emploi du temps très chargé, avez-vous eu le temps de visiter la France, Paris ? Que pensez-vous des français ?

Jun Mochizuki : Justement, j’ai eu l’occasion de visiter le mont Saint Michel avant le début de Japan Expo. J’ai adoré, j’en étais émerveillée. Pour ce qui est de Paris, je n’ai hélàs pas eu l’occasion de visiter beaucoup et surtout, je n’ai pas pu faire de shopping alors c’est un peu dommage. Les hommes français, sont quand à eux exactement comme je le pensais, alors que j’imaginais les femmes françaises beaucoup plus minces. Les hommes ici sont des gentlemen. Par exemple, au Japon, quand on va au restaurant, vous pensez que les hommes tiennent la porte ? Et bien non, loin de là ! (rires) Les français sont vraiment des gentlemen : ils laissent toujours passer les femmes en premier, etc.

Planète BD : Vous disiez aimer et lire tous les genres de mangas. Envisagez-vous de dessiner vous même dans des genres très variés durant votre carrière ?

Jun Mochizuki : Oui, je pense que c’est nécessaire pour explorer mes possibilités techniques en tant que mangaka, et j’aimerais toucher à tous les genres. Mais si vous me demandez quel genre j’aime actuellement, c’est surtout la fantasy. Je ne vais par exemple pas me mettre à dessiner aujourd’hui une histoire qui se passe au Japon actuellement, à Tokyo, parce que c’est trop réaliste. Je ne suis pas prête à dessiner ce genre de chose. Pour le moment, je veux rester dans ce monde onirique, fantastique. Pour ce qui concerne les tranches d’âge du public visé, je n’ai pas d’a priori. J’aimerais dessiner des mangas qui correspondent à tous les âges, même si mon responsable éditorial a toujours une certaine idée du public visé, qu’il le dise ou non. De mon côté, je ne vise pas une tranche d’âge en particulier. Et pour ce qui concerne le public masculin ou féminin, j’aimerais toucher un public mixte.

si cette loi passe, je serai un peu embêtée avec Pandora Hearts.
Actuabd : Est-ce que le personnage d’Oz s’appelle comme cela à cause du magicien d’Oz et, si c’est le cas, dans quelle mesure cela a inspiré votre travail ?

Jun Mochizuki : Oui, je me suis inspirée du magicien d’Oz mais ça n’a rien à voir avec l’histoire. Lors de la conception de l’histoire de Pandora Hearts, le personnage d’Oz, qui s’appelait à l’époque Til, était un personnage secondaire qui était là pour accompagner Gilbert, qui était alors le personnage principal. Et puis mon responsable éditorial m’a dit d’inverser. J’ai donc décidé d’inverser - enfin, j’ai décidé… J’ai suivi son avis (rires). Et là, je me suis endu compte que Til était un nom mignon, mais qui n’avait pas d’impact. Je voulais absolument un nom à deux lettres, alors j’ai décidé de l’appeler Oz, car j’aime bien cette sonorité. Quand j’ai proposé à mon tantô d’ajouter aussi un personnage qui s’appelle Dorothée, il m’a dit que j’exagérais, et qu’il ne fallait pas sombrer dans la parodie (rires). Je me suis donc arrêtée à Oz.

Mangavore : Juste une dernière question : Que pensez vous de la loi japonaise sur la protection de la jeunesse qui n’est pas encore passée, mais qui pourrait être présentée au parlement (il s’agit d’une loi qui interdit toute représentation d’une partie nue du corps d’un enfant) ?

Jun Mochizuki : Evidemment, si cette loi passe, je serai un peu embêtée avec Pandora Hearts. Je comprends l’avis de ceux qui ont soutenu cette proposition de loi, mais je suis pour la liberté d’expression, donc d’un point de vue personnel, je suis contre.

Merci !

Merci aux éditions Ki-oon

© Jun Mochizuki / SQUARE ENIX CO., LTD.

Pourquoi un éditeur met-il un titre en arrêt de commercialisation ?

Il arrive parfois, dans la vie d'un éditeur, d'avoir à mettre un titre en arrêt de commercialisation. Je ne parle pas d'une série qui n'arriverait pas à son terme mais plutôt d'un livre, qui fut disponible un temps et qui, un jour disparaît du catalogue. Quelles raisons peuvent pousser à cette décision ?

Lire la suite : Pourquoi un éditeur...

Interview de Jean-Marc Boyer de Total Manga

Dans le cadre de la sortie prochaine du magazine Total Manga, j'ai profité d'avoir pu consulter la revue avant sa sortie officielle le 29 septembre pour poser quelques questions à Jean-Marc Boyer, directeur éditorial et marketing de TM concernant son dernier bébé. L'occasion de revenir sur un projet audacieux dans un contexte économique franchement morose et où lancer un magazine gratuit dans un secteur ravagé, sans groupe de presse derrière soi, relève de l'audace pure.

Lire la suite : Interview de Jean-Marc...

Dragon Quest IX in Paris 2

C'est par un bel après-midi de fin d'été que les administrateurs de ffring, un cercle de fans de Final Fantasy nous avaient donné rendez-vous au Jardin de Reuilly pour se tirer la bourre sur Dragon Quest IX... !? Pardon ? Eh oui, pour jouer à Dragon Quest, pas à Final Fantasy... Bref. Toujours est-il que, attiré par l'idée de tester le mode online de son nouveau RPG favori (et un peu séduit par l'idée de récupérer une carte inédite et un goods), votre dévoué serviteur s'est pris par la DS et a décidé de se lever aux aurores pour s'y rendre et vous décrire l'expérience.

Nous étions nombreux à DQIX in Paris 2

Un après-midi d'été, on avait trouvé un moyen de locomotion...

Après quelques stations de RER et de métro, qui m'ont permis de grappiller un petit niveau supplémentaire, me voilà à quinze heures au Jardin de Reuilly comme indiqué par les organisateurs. Devant moi, une étendue d'herbe parsemée de gens plus ou moins habillés et, dans un coin, un groupe de personnes debout, lourdement vêtues et tenant toutes une DS entre les mains... aurais-je trouvé mes nouveaux amis ? Quelques gluants disséminés pour délimiter une zone achève de me convaincre. Me voici arrivé sans encombre à Dragon Quest IX in Paris – Second Edition ! Un rapide tour de pré me permet de découvrir quelques e-visages connus comme Bastien, le G.O. De la éjourne ou le webmestre de dragonquest-fan, très logiquement à sa place ici, où encore celui de total-manga.com !

Une IRL pour faire du online ?!

À peine arrivé, les hostilités commencent. C'est qu'il faut rentabiliser le temps passé loin du salon pour engranger des clients pour mon auberge d'Ablithia ! L'option marche nickel et vas-y que j'te cause à de nouveaux joueurs qui te file une carte-d'antre-de-haut-niveau-que-tu-vas-voir-pour-leveller-c'est-mortel... Les joueurs sont de tous niveaux, aussi bien des débutants avec quelques heures de jeu à leur actif que des hardcore gamer qui affiche fièrement un +1 à côté du nom de leur perso. L'ambiance est au beau fixe et tout le monde est très gentil, les conseils pleuvent et chacun peut poser sa petite question qui le taraudait depuis si longtemps. Quelques groupes se montent pour aider les joueurs bloqués par un boss trop coriace... C'est vrai qu'on doit moins faire le malin quand on se retrouve face à 3 niveau 99 !

Le temps de laisser les retardataires arrivés, les officiels de chez Nintendo et SquareEnix se manifestent discrètement pour nous annoncer quelques sympathique nouvelle comme l'assurance de repartir avec une carte permettant d'affronter Malroth ! Bref, une fois les amuse-gueules digérés, il est temps de se préparer au vrai jeu. Mais c'est alors que revoilà la sous-préfète ou en tout cas sa représentante puisque de gentils agents de l'État viennent gentiment nous signaler que nous sommes trop nombreux et qu'il faut partir !

C'est encore loin Grand Schtroumpf ?

Vive réaction des organisateurs qui ne se démontent pas et nous guident vers le jardin de Bercy. Nous voilà donc en route pour un nouvel eldorado où nous pourrons assouvir notre passion sans subir l'ire des autorités. La marche est un peu longue (une dizaine de minutes) mais une fois arrivée, la satisfaction n'en est que plus grande ! Que de fierté face à cette étendue qui s'offre à nous et nous permettra de nous organiser comme bon nous semble. Rapidement, les groupes se forment. D'aucuns décident de multiplier les démarchages – après tout, nous sommes plus de 100 – d'autres préfèrent tester les joies du dungeon crawling avec de vraies gens. Puis vient la rumeur que la belle Bianca – de DQ V, serait à l'auberge... Interruption de donjon le temps de la récupérer. Et hop, 50 démarchages, une nouvelle distinction et un hôtel rénové. Quelle joie !

Satisfaction garantie et amitiés naissantes

Le temps de se faire dézinguer quelques fois dans les tréfonds d'un donjon niveau 80 et c'est déjà la fin de l'après-midi. Peu à peu, les joueurs se sont dispersés tels les pétales du cerisier de la jeunesse. Mais tous repartent la tête pleine de souvenirs joyeux et surtout la console chargée de nouveautés (mais la batterie vidée). Sans compter le petit cadeau bonus de Nintendo, une petite figurine porte-clé de DQ ! Bref, cette seconde édition de Dragon Quest IX in Paris fut clairement une franche réussite. Les joueurs avaient répondu présent, les organisateurs ont su se montrer sympathique, réactifs et disponibles et tout s'est déroulé dans une bonne ambiance fleurant les premières conventions d'antan... Rendez-vous en octobre pour vous faire votre propre idée à l'occasion de la troisième édition !

En cliquant sur les images, vous accèderez à l'album photo de la journée. Le test de Dragon Quest IX est à venir. Enfin, merci à Nintendo, Square Enix et FFRing (surtout Bastien) pour cet évènement très réussi.

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous enregistrer vos préférences de navigation chez nous et améliorer votre expérience utilisateur.