Avis écrit par sebkun
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Prof et voyou
Déjà 3e tome des nouvelles nouvelles aventures de Onizuka… Honnêtement, je dois avouer que je suis moins emballé que par le second volume. Il faut dire qu'il bouge moins aussi… on est en transition entre deux histoires.
Du coup, on retrouve juste Onizuka en train de faire des âneries… Au passage, Fujisawa introduit un nouveau personnage féminin… une fille surgie du passé de Eikichi… suspens et révélations en perspective. Bref, rien de nouveau sous le soleil, les fans inconditionnels de GTO devraient adorer et les lecteurs qui découvrent Fujisawa avec cette série prendront beaucoup de plaisir.
Papillon de lumière
Variation sur le Vilain Petit Canard x Cendrillon, Papillon est un manga de Miwa “Peach Girl” Ueda et ça se voit. On retrouve les ficelles de l'auteur. En quelques pages, les marques sont posées : une rivale mesquine… en partie au moins, un beau blond idéalisé et avec lequel l'héroïne rêve de sortir, un brun détonnant et dérangeant mais qui a bon fond, et une héroïne attachante…
Bref, rien de nouveau sous le soleil… Mais en même temps, c'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs confitures… Et là, la marmelade (boy ?) s'avère agréable. Papillon est un shôjo classique dans son fond comme dans sa forme, mais également efficace dans son fond comme dans sa forme. Et Miwa Ueda dessine toujours aussi bien. Ces pages savent susciter l'émotion chez le lecteur et elle a vite fait de nous dépeindre un personnage et, en quelques cas seulement, le rendre attachant.
Ce premier tome est comme une le cocon et l'on espère que la chrysalide donnera un magnifique Papillon avec le temps… wait and see.
Je suis toi et tu es moi…
Tenma arrêté ?! C'est sur cet entrefait que nous avons clos le tome précédent… Autant dire que la pression est de mise au moment d'ouvrir ce nouveau volume… On retrouve un Kenzô Tenma abattu, déprimé et sans espoir. Tandis que la résistance s'organise à l'extérieur, les rouages de machinations de Johann ne s'arrêtent pas pour autant. Si l'étau se resserre autour du secret de Johann, il en va de même concernant les personnes connaissant son existence. Reste-t-il encore une chance d'innocenter Tenma et de capturer Johann ?
Décidément, Monster est un véritable chef d'œuvre de suspens et de gestion de la narration. Chaque page est réfléchie afin de donner un maximum d'information tout en préservant le mystère et l'auteur sait à quel moment zapper sur une autre intrigue afin de maintenir la tension à son maximum. Il reste deux tomes pour conclure et plus que jamais l'attente est insupportable.
Oui, je pourrais au passage vous rappeler que les dessins sont sublimes, d'autant que Naoki Urasawa est repassé sur ses vieilles planches pour corriger quelques erreurs… Je pourrais vous parler de l'expressivité des visages, de l'efficacité du cadrage, du découpage de l'action et de la gestion du temps dans le dessin… mais ne nous voilons pas la face : au septième tome, vous êtes déjà au courant de ces choses-là !
Un jour je serai le meilleur dribbleur, je me batt
Alors que cela faisait un bail que nous n'avions pu profiter de mangas mettant en scène le basket-ball, ce sont plus ou moins coup sûr coup deux nouveautés qui débarquent. Quelques mois après Dream Team chez Glénat, Kazé manga nous propose Kuroko's Basket, manga de Tadatoshi Fujimaki publié dans le Weekly Shônen Jump depuis décembre 2008.
Si d'ordinaire on pense forcément à Slam Dunk lorsqu'on ouvre un manga de basket, l'impression s'avère encore plus forte avec ce titre. À commencer à cause d'un des deux héros, forte tête avec qui la nature a été généreuse et qui arbore fièrement une tignase rouquine du haut de son mètre quatre-vingt-dix. On retrouve ensuite une ambiance de férocité dans Kuroko's basket qui contribue également à faire le parallèle avec son illustre aîné.
Pour autant, ce manga dispose de qualité qui lui sont propres… le dessin, s'il est sommaire au niveau des visages, transcrit efficacement les mouvements des sportifs et la mise en scène, très dynamique, gère très bien le rythme de lecture… On alterne avec plaisir les phases de calme et les montées en puissance. Reconnaissons également que le héros (celui qui donne son nom à l'œuvre) s'avère vraiment atypique : loin des canons du genre, on découvre un garçon apparemment effacé mais qui n'est pas pour autant insipide. Avec son nouveau compagnon, ils forment un tandem de choc qui change des équipes habituelles.
Tout ça pour dire que Kuroko's Basket tome un est un début de série convaincant. Classique dans sa forme comme dans son fond, ce manga ne révolutionnera pas le genre, mais si vous aimez le basket ou les shônen sportifs, celui-ci s'avère on ne peut plus efficace. Enfin, les tomes suivants devront bien sûr confirmer cette opinion !
Les écolos à l'école des sorciers
Déjà 3 tomes pour The Civilization Blaster, le dernier shônen de chez Kurokawa… Au menu, affrontement entre magiciens technophages et l'armée japonaise, sur fond de sauvetage du monde. Sans oublier les deux héros qui cherchent à aider une magicienne coincée sur une île déserte 2 ans auparavant et morte depuis tout en recherchant l'assassin de la sœur de l'un d'eux / petite amie de l'autre sans que le premier ne soit au courant… quoi vous êtes perdus ?!
Bon, bah dans ce tome, on nage en plein affrontement psychologique chaque camp essayant de l'emporter sur l'autre et surtout essayant de gagner suffisamment de temps pour que son propre plan ne soit plus contrable par l'adversaire. Le scénariste nous livre ici quelques jolis retournements de situation et quelques moments d'angoisse réussis. Niveau baston, ça castagne pas mal aussi… Bref, on ne s'ennuie pas dans le tome.
Et comme graphiquement, The Civilization Blaster est franchement réussi, on en vient à pinailler sur les détails. Par exemple, on regrette l'absence régulière de décors dans les cases… d'autant que, quand il y en a, ils sont réussis. De même, le découpage reste un peu trop carré et classique. Néanmoins, le dessin s'avère expressif et malgré quelques strabismes chez les personnages, le résultat demeure plus que convaincant.
Au final, The Civilization Blaster est un titre intriguant et que vous pouvez vous permettre d'essayer puisque l'éditeur s'est fendu d'une offre "satisfait ou remboursé" qui court jusque fin avril !
Et non, vous ne pouvez pas… il y a Niizuma qui des
Après de nombreuses péripéties, nos auteurs fétiches auraient-ils enfin trouvé le bon filon ? Est-ce facile d'écrire un manga comique et quel succès peut-on espérer avec un tel titre ? Voilà parmi les questions qui trouveront une réponse dans ce tome somme toute riche en rebondissements. Bakuman plonge à nouveau dans les méandres du fonctionnement du magazine et plus que jamais on voit l'importance de l'éditeur lors de la génèse d'un manga.
Continuant également avec son aspect soap opéra, les romances continuent… Entre mariages, jalousies et ripostes, les surprises vont bon train. Bakuman tient ses promesses sur la longueur malgré un volume de texte assez conséquent, je sais… je me répète !
Il semblerait que les tomes à venir soient encore plus riches en enseignements sur la création des mangas, et ce ne sera pas pour me déplaire.
Boum, quand notre vie fait boum
Le pitch de départ de BTooom! est sympathique et le tome 1 introduit l'histoire avec efficacité. En quelques pages, l'auteur cerne le héros et nous dresse le bilan de ses plus gros défauts. Puis son quotidien bascule et il se retrouve dans une île où il devra éliminer des concurrents qu'il ne connait pas pour survivre…
Si le principe n'est pas original (Battle Royale, Dud's Hunt, La Mosca…) le traitement reste efficace. Le trait nerveux et contrasté de Junyo Inoue (Otogi Matsuri) nous immerge rapidement dans l'histoire. Bien sûr il ne s'agit que d'un premier volume et il va falloir maintenant que l'histoire se développe. Néanmoins, il s'agit d'un bon début, accrocheur et sympathique.
Et soudain, un robooooot !!
En général, quand je parle d'un volume d'un manga de Mitsuru Adachi, j'explique qu'il ne s'y passe rien mais que l'auteur raconte ce “rien” vachement bien… Et c'est en fait tout l'essence de Yotsuba &. Car l'intérêt ne réside pas dans l'intrigue puisque nous sommes dans un manga "tranche de vie" comme on les appelle désormais en France.
Depuis 10 volumes, nous suivons les pérégrinations d'une enfant de six ans qui ouvre un regard émerveillé et curieux sur le monde. Et le talent de l'auteur réside dans sa capacité à nous captiver tout au long des deux cent pages de chaque tome. À nouveau, Yotsuba vit des aventures… banales – de notre point de vue, mais captivantes pour elle. Et si la création des pancakes n'a rien de l'épopée d'un épisode de Yakitate, son authenticité lui donne une saveur intense et toute particulière…
En fait, Yotsuba &, c'est simplement un regard sur la vie de tous les jours avec une enfant sans malice mais très vive. Et la bonne nouvelle de ce volume dix, c'est surtout qu'en parallèle à sa sortie, Kurokawa réédite le tome un… suivi du deux en janvier ! Ce qui veut dire que peu à peu, Yotsuba conquiert les cœurs et trouve son public. Tant mieux.
Minute Coco…
Second volume des aventures de Toriko… je ne désespère pas de comprendre l'engouement du public japonais pour cette série. Ce coup-ci, nos deux compères partent à la recherche des légendaires Fugu-baleines, très rares et difficiles à capturer.
En chemin, ils retrouvent un ami de Toriko, l'énigmatique Coco ainsi que d'autres gourmet-hunter à la recherche tout comme eux de ces cétacés mythiques. Au menu, mystères, trahison et danger de mort…
L'univers de Shimabukuro s'étoffe peu à peu d'animaux et de personnages tous plus extravagants les uns que les autres qu'il s'agisse du Devil Snake ou de Jiro l'étourdisseur… Mais la surenchère permanente inquiète autant que le graphisme maladroit de l'auteur dérange. Notons en revanche une nette amélioration sur la mise en page qui se dynamise grâce à l'ajout de petites différences subtiles sur le choix des cases ou des angles utilisés… Reste une mise en scène encore trop proche du grotesque… M'enfin, je suis d'avis qu'il faut trois tomes d'une série avant de se faire un avis !
Signalons enfin que, pour qui n'a pas lu des centaines de shônen d'action, Toriko est sans doute un divertissement efficace, ne serait-ce que pour son univers vraiment original et décalé.
C'est du joli
Avec Memento Mori, Les éditions Tonkam s'attaquent à un nouveau marché : celui de la bande dessinée. Fer de lance de la collection Yggdrasill qui se veut un pont entre les différents type de BD, Memento Mori ne cache pas sa filiation manga. Malgré son grand format cartonné et ses 46 pages toutes en couleur, l'œuvre emprunte autant au franco-belge qu'à CLAMP ou Kaori Yuki.
Le résultat donne une débauche graphique franchement réussie, la mise en page est éclatée, les plans relativement variés et l'ensemble dégage un dynamisme et une fraicheur agréables. Assurément, Memento Mori est un bel ouvrage malgré quelques imperfections dans la fabrication ou l'édition…
Côté scénario, on comprend très vite l'hommage au classique des contes, La Belle et la Bête. Située dans un village mystérieux et loin de tout, l'histoire nous introduit assez rapidement les protagonistes principaux, Calliste "Belle", ses sœeurs Eïlis et Sweïn, 2 beaux garçons venus de la capitale, et surtout l'énigmatique Fléau (la Bête). Des secrets, des complots et du fantastique, voilà ce que promet ce premier volume…
La narration est rythmée et finalement, de nombreux événements surviennent au fil du tome. On retrouve tout de même le séquençage de l'action typique du manga – mais pas trop vu qu'on a que 46 pages – ainsi que quelques autres "effets" caractéristiques comme l'apparition de Fenrir qui n'est pas sans rappeler Cerberos dans Card Captor Sakura.
Au final, difficile de se faire un avis aussi catégorique sur 46 pages que pour 200 pages de manga. L'ensemble se tient et annonce des rebondissements dans les prochains volumes. En tout cas, pour un premier essai de Tonkam et de leur auteur, Rann, le résultat est convaincant et on attend la suite pour confirmer cette première impression.
Arrietty, une atmosphère avant tout…
Soyons clairs, Arrietty et le petit monde des chapardeurs n'est pas le meilleur film des studios Ghibli. Du moins pas de mon point de vue. L'histoire est simple, les rebondissements assez légers et l'intrigue vite réglée… L'intérêt de ce film réside davantage dans le tableau qu'il nous dépeint d'une campagne calme et agréable où un jeune homme fait une rencontre qui lui permet de mettre en perspective ses propres problèmes dans l'existence.
La mise en scène est très précise et les scènes où les "petites personnes" explorent notre monde sont un régal. À leurs côtés, un simple salon devient soudainement un environnement hostile et récupérer un simple carré de sucre devient une véritable aventure ! Cette fable qui nous invite à prendre notre temps et à s'émerveiller d'un rien s'avère rafraîchissante pour cette raison, même s'il faut admettre qu'on est loin de l'audace d'un Laputa ou de la magie d'un Totoro…
Reste la musique de Cécile Corbel, renouveau inattendu dans cette vidéothèque Miyazakienne où Joe Hisaishi règne en mettre depuis 20 ans. Cette artiste française apporte une touche de fraîcheur surprenante et hypnotique.
Techniquement, pas grand-chose à dire du DVD, l'image est propre et le son clair… Quelques bonus vous permettront de découvrir les clips publicitaires diffusés au Japon et le clip de Cécile Corbel. Signalons simplement la pauvreté de l'interface, qui se contente de proposer des écrans fixes aux couleurs criardes… une touche d'imagination eut été la bienvenue !
De mal en pis, en plus que pis…
Ça y est ! Voici ma première chronique qui portera vraiment à polémique. One Piece 59 mérite-t-il la note parfaite ?
Y a-t-il des mangas mieux écrits ou mieux dessinés ? Peut-être, tout est subjectif après tout. Mais le 59e tome de One Piece est un "point fixe de l'Histoire" comme dirait le Docteur, un marqueur dont la portée est insoupçonnable. Les événéments qui surviennent dans les quelques 200 pages qui le composent auront des répercussions invraisemblables.
Le héros prend ici véritablement conscience de ce qu'il l'attend dans le Nouveau Monde. Impuissant et inutile, il doit se défaire des oripeaux de l'enfance et passer au stade supérieur, l'âge adulte… Avec son cortège de responsabilité et une bonne dose d'insouciance en moins…
L'apparition d'un certain pirate et ses agissements présagent également de profonds bouleversements puisqu'il fait ce que tout le monde pensait impossible, se plaçant ainsi au-dessus de tout le monde, comme LE nouvel antagoniste ultime… Nul doute que lorsqu'il reparaîtra, ce ne sera pas bon signe !
Enfin, la conclusion de la bataille de Marine Ford bouleverse également le délicat équilibre du monde : si la nouvelle de la "victoire" de la Marine peut réchauffer certains cœeurs, la vérité est bien plus subtile et il n'est pas dit que la paix soit véritablement ce qui ressorte de cette boucherie.
Graphiquement, Oda poursuit également sur sa lancée entamée avec Marine Ford et nous livre énormément de planches très chargées, fourmillant d'informations mais également des illustrations très fortes, très impressionnante comme cette contre-plongée sur Barbe Blanche en contre-jour… du grand art !
Bref, ce tome de One Piece prouve s'il en était encore besoin que cette série est LE shônen qu'il ne fallait pas rater ces quinze dernières années… mais j'imagine que si vous lisez la chronique du tome 59, c'est que vous étiez déjà au courant, non ?!
Le bon, la gosse et le truand…
Certes un titre facile pour une chronique de Peacemaker, clair hommage à tous les chefs d'oeuvre du cinéma Western. Et là où l'on voit la maîtrise et le point fort du manga, c'est quand on sait que je n'aime pas les western alors que j'ai bien aimé Peacemaker !
En effet, la dynamique de la narration de Ryouji Minagawa (déjà éprouvée dans ARMS chez Kana) prend ici tout son sens. L'histoire est assez classique et ce second tome déroule quelques nouveautés, pas nécessairement originales mais efficaces. L'aspect clinique des duels où l'auteur nous dévoile toutes les subtilités du maniement d'une arme à feu n'est pas sans rappeler Gunsmith Cats et le héros, sorte de Kenshin de l'ouest sauvage s'avère attachant.
Bref, ce second tome confirme l'impression du premier et ne vous surprendra pas outre mesure. Mais l'histoire avance progressivement, répondant à certaines questions tout en en posant de nouvelles, et l'on attend donc le troisième opus pour, n'en doutons pas, définitivement valider tout le bien que je pense de cette série… Allez, d'ici là je vais me regarder "Mon Nom est Personne", moi !
Le retour des morts-vivants… version couleur !
Comme les films d'horreur, après la version noir et blanc, Highschool of the dead revient dans une version "remasterisée" toute en couleur, en grand format. Pour un peu, on croirait presque tenir un artbook entre les mains… à ceci prêt qu'ici, le livre déroule une histoire.
Niveau histoire, bien sûr, aucune surprise… On retrouve nos lycéens qui en pleine matinée découvrent que leur monde vient de basculer dans le chaos. Très classique dans le déroulement, l'histoire n'en demeure pas moins efficace. Pour les fans d'horreur, si vous n'avez pas encore débuté Highschool of the Dead, cette version me paraît être une excellente occasion pour vous y mettre !
Ce CD, c'est mon CD !
Ichiro Mizuki… honnêtement, je ne saurais être objectif sur un CD qui sort officiellement en France et consacré à Ichiro Mizuki ! L'homme aux mille génériques, le chanteur de Harlock, Devilman, Mazinger Z… j'en passe et des meilleurs. Et ils sont là dans ce pack en plus ! Si vous êtes un fan de vieux animes et de séries live comme Tiger Mask, forcément ça vous plaira… si on omet le fait qu'il s'agit de reprises (ou remix allez savoir) un poil différentes des génériques originaux.
Mais le plus important est là : Ichiro Mizuki est disponible de manière légale pour les fans français. Allez, reprenez avec moi :
"Uchuu no umi ha, ore no umi
Ore no hateshinai akogare sa…"
Tu seras une femme ma fille !
Bamboo Blade est une série atypique… En effet, elle arbore tous les atours d'un shônen sportif tout en restant très posée et relativement calme. Ce dernier volume pose le dernier jalon d'un propos maîtrisé et expliqué en fin de tome dans une postface instructive…
Pour en revenir à l'histoire, ce tome clôt l'histoire avec les "beautés du kendo". Tamaki sort déboussolée de ce combat : en effet, elle subit sa première défaite et se demande finalement ce qui la pousse à lever le shinai. Après quelques chapitres introspectifs, on découvre avec une légère émotion la conclusion de cette série, qui avait finalement pour simple but de faire mûrir un groupe de lycéenne.
C'est donc loin du bruit et de la fureur dans lesquels se terminent généralement les shônen sportifs que s'achève Bamboo Blade… après avoir posé une question toute simple finalement : Quel sens veut-on donner à sa vie ? S'il ne révolutionne pas le genre, ce manga nous aura clairement fait passé un bon moment. So long !
Le pathos est mon ami
Non les amis, je n'ai pas mal dormi, je ne me suis pas fait plaqué… aucun élément extérieur ne vient expliquer la note que je donne à Captain Tsubasa 10. Qui sème le vent récolte la tempête et qui sème le pathos à outrance récolte une mauvaise note !
Captain Tsubasa est le parangon du shônen sportif outrancier. Les matches exagérés, les blessures à répétitions et les attaques spéciales font partie du pack et il faut savoir l'accepter. Mais il n'en demeure pas moins vrai qu'il faut savoir relever les points faibles d'une œuvre, aussi fondatrice d'un genre qu'elle puisse être.
Dans ce dixième volume de Captain Tsubasa nous reprenons la compétition au moment de la tant attendue finale qui oppose Nankatsu, l'équipe de Tsubasa (Olivier Atton) face à la Meiwa, celle de Kojiro (Marc Landers)… un match hautement symbolique et marquant de la série. Tsubasa doit remporter cette rencontre pour partir faire carrière au Brésil. Kojiro lui veut saisir cette occasion de se faire recruter par le centre de formation Toho, histoire que ses frais de scolarité soient pris en charge, ce qui aiderait beaucoup sa famille qui vit dans le dénuement le plus total.
À partir de cette situation déjà fortement traumatique, le coup d'envoi est donné. L'affrontement est nécessairement physique, Kojiro Hyuga oblige… Fierté et virilité sont les deux mamelles de sont football et ce dernier est bien décidé à prouver à la Toho que c'est lui, le meilleur joueur du Japon.
Mais alors me demanderez-vous ? Qu'est-ce qui change d'une situation manga classique pour l'instant ? eh bien la surenchère messieurs-dames… En dix volumes de Captain Tsubasa, Yoichi Takahashi n'avait pas autant joué sur les clichés larmoyants et l'exagération de la dévotion des jeunes… Entre les petits frères de Kojiro qui viennent disputer Genzo d'avoir arrêté un tir et d'être méchant, les multiples blessures dramatiques de joueurs qui ne peuvent souffrir de sortir pour blessure de peur d'abandonner leurs amis… On nage en plein pathos. Et là, c'est un peu trop.
Dans ce volume, l'impression principale c'est que l'auteur aimerait faire gagner Kojiro, parce que vous voyez quand même il faut qu'il aide sa famille. Mais comme il ne peut pas, vu que l'équipe adverse est trop forte, la seule solution qui lui reste consiste à estropier tout le monde ! Alors on fait deux gros tacles à Misaki et Tsubasa, on réveille la blessure qu'on croyait guérie sur Genzo et là, peut-être que Kojiro pourra s'en sortir… Mais du coup, concrêtement où réside la beauté de la victoire (si tant est qu'il y arrive) dans un match pareil !
Heureusement, une lueur subsiste : dans les volumes suivants l'auteur manie ses armes avec plus de dextérité et la pilule passe nettement mieux… Allez, on verra à la prochaine mi-temps !
Ceci est mon knorr !
Prenez et rigolez tous… voilà quel pourrait être le leitmotiv de Jésus et Bouddha. Ce second opus des vacances sacrées des deux messies continue sur la route tracée par le premier. Au programme, gags légers ou délirants tout en simplicité : le décalage entre ces deux figures majeures de la religiosité mondiale et le monde moderne s'avère impayable. À de rares exceptions, on explose rarement de rire, en revanche chaque gag est subtilement adapté pour faire sourire le lecteur sans effort. Et c'est une gageure qui tient probablement en grande partie au travail de traduction. Un vrai miracle en somme !
Agraire Saga…
Alors là, je ne sais pas vraiment comment entamer cette chronique… En effet, Vinland Saga est une excellente série, et ce dixième tome ne déroge pas : la qualité est là ! Par contre, il faut bien admettre que depuis deux tomes, le lecteur avide de combats nordiques demeure perplexe et confus ! Voilà bientôt 500 pages que Thorfinn cultive la terre et mène une existence paisible… avec en ligne de mire une rédemption et une renaissance.
Le propos de Yukimura est limpide, et même intéressant… le problème n'est pas là ! Le véritable cœur du conflit que j'abrite réside dans cette simple phrase : Y a-t-il tromperie sur la marchandise ? Tofu, dans sa speed chronique du podcast, criait son désespoir et sa détresse de voir son splendide héros se démener contre les adversités du destin de payan. Et je le comprends. Quand on entame un manga de Viking, ce n'est sûrement pas pour retrouver son personnage fétiche avec une bêche entre les mains !
Pourtant, l'histoire suit son chemin et les personnages de Vinland Saga méritent une chance de se sortir de la spirale de la violence dans laquelle ils sont aspirés… Thorfinn y parviendra-t-il ? Et surtout, serai-je encore là pour le voir triompher le cas échéant ? Voici deux questions auxquelles le onzième tome devra tenter d'apporter une réponse…
Queen of fighteuses
Claymore… fait partie de ces titres qui subissent une sorte de malédiction chez Glénat, au même titre que Berserk ou Bastard!!… dans le sens où la ligne directrice qui fut un jour claire et évidente a fini par se perdre dans un flou artistique. Au final, on suit toujours ces mangas pour leur graphisme flattant l’œil et leur action débridée… mais il manque un petit quelque chose.
Depuis quelques volumes, on s'enfonce dans une spirale de surenchère d'exaltation et de nouvelle forme de combat et c'est un peu l'hécatombe. En même temps, Claymore dégage une petite ambiance apocalyptique sympathique et ses héroïnes démoniaques sont attachantes… on suit donc leurs aventures en attendant de savoir ce qu'il advient de Raki
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