Avis écrit par sebkun
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Ce héros du passé qui nous fait vivre de vraies av
Après le one shot de A Link to the past, Soleil nous propose une nouvelle fois de suivre les aventures du petit elfe tout de vert vêtu dans une de ses histoires les plus populaires : Ocarina of Time, qui a connu son heure de gloire sous l'ère de la Nintendo 64.
Au programme de ce premier tome, voyage dans le temps, princesse à sauver et techniques à améliorer pour abattre le boss de fin qui apparaît dès le début. Le graphisme tout en rondeur de Akira Himekawa bien que basique remplit son office et le manga retranscrit parfaitement l'ambiance mélancolique du jeu. Pour le reste, il s'agit d'une adaptation fidèle qui prend pour parti de nous faire part des états d'âme du héros.
Un manga qui ne révolutionnera pas le genre mais plaira sans aucun doute aux fans inconditionnels de la licence.
Saint-Just Samaaaa
Entrons dans le vif du sujet : Très Cher Frère s'avère une pièce maîtresse du patrimoine culturel du manga ! 34 ans après la première parution, l'oeuvre garde toute sa force et son côté sulfureux.
Oui, le dessin de Riyoko Ikeda est daté. Oui, la mise en page est on ne peut plus classique. Oui, les personnages ont des grands yeux avec des étoiles dedans. mais non, l'oeuvre n'a pas vieilli. Non, elle n'est pas ennuyeuse et trois fois non, vous ne perdrez pas votre temps en ouvrant un livre aussi vieux !
La principale force de ce titre vient de son âge ! Né à une époque où le shôjo restait à inventer, Onisama e trace un sillon qui sera suivi par maints mangas par la suite. Loin des récits étriqués dans un quotidien morose, ce titre de Très Cher Frère dégage une noblesse et une prestance assez rare. Chaque personnage porte en lui les graines d'un drame personnel et d'un destin cruel, et l'inspiration des oeuvres de la littérature européenne (et donc des pièces antiques) transpire à chaque page.
Lentement, Riyoko Ikeda tisse les fils d'un drame qui part d'une situation banale pour prendre des proportions dantesques. Des années avant Vitamin, Life et tous les titres qui abordent le harcèlement scolaire, Nanako vivait déjà ce quotidien.
De plus, Très cher frère aborde avec délice le thème sulfureux de l'amour saphique et nous permet de plonger dans les méandres de l'âme humaine. Bien sûr, vivre un amour à sens unique est d'autant plus interdit qu'on souffre également de son côté interdit.
Au final, c'est une oeuvre intense, à la beauté infinie et qui, en plus, permettra aux lecteurs de comprendre l'évolution du shôjo au cours du temps. Avec ses envolées lyriques et sa mise en page grandiose, Très cher frère mérite plus que jamais sa place dans votre bibliothèque.
Un nouveau départ
Personnellement, je n'avais pas joué à une adaptation de Batman aussi réussie depuis Batman Returns sur Super Nintendo ! Batman Arkham Asylum cumule les qualités : réussi, esthétiquement impeccable, jouabilité aux petits oignons, références au comics nombreuses et cohérentes à ce stade, je pense que vous avez compris que ce jeu m'a emballé.
LE point noir du jeu est sa durée de vie, un peu faible en mode histoire mais le mode défi prolonge le plaisir d'autant que des DLC (contenu téléchargeable supplémentaire) peut d'ores et déjà être récupéré sur le PSN ou le Live.
Une franche réussite. Un passage dans la next-gen assuré qui, je l'espère, engendrera une suite dans les rues de Gotham pour une expérience de jeu encore plus intense...
Trop mortel !
Après un premier volume introductif pour présenter l'univers, Highschool of the Dead (HOTD) entame maintenant les choses sérieuses. La surprise laisse place à la détermination au sein des groupes de survivants qui s'organisent pour passer la première nuit.
Ne vous y trompez pas, HOTD est un orgie de violence et un défouloir qui ne démérite pas face à un bon 28 jours plus tard ou le dernier Romero. Pourtant, on voit clairement se dessiner les profils psychologiques des différents protagonistes, d'un côté les lâches et les fourbes, de l'autre les héros. Curieusement, ils sont moins nombreux dans le second groupe.
Avec son design très inspiré par Enfer & Paradis de Oh! Great, HOTD se prête au jeu du massacre avec brio et présente au passage son lot de "chouettes pépées" peu habillées ou alors uniquement avec des fringues moulantes qui évoluent en milieu hostile. Ô toi que la violence et la sensualité rebute, passe ton chemin.
En revanche mon ami, si la vue du sang ne te rebute pas et que tu aimes les jolies filles et les armes, et surtout, si comme tous les geeks, tu aimes les films d'horreur, alors HOTD est LE young seinen de cet automne.
Tous unis pour gagner !
Ma relation avec Eyeshield 21 remonte à longtemps. Je me souviens encore de l'époque où un ami éditeur m'avait montré cette série dans le shônen jump en me disant : "tu vois, cette série serait parfaite chez Glénat !". Et moi, petit padawan à l'époque, je lui répondais : "t'es fou ? c'est du foot us, ça intéressera personne !!"
5 ans plus tard, je suis accroché à mon tome 25, la sueur perlant sur mon front, signe manifeste que la tension est à son comble et que le destin de tous les DevilBats se joue dans les pages qui viennent !
On serait facilement tenté de comparer Eyeshield 21 à Captain Tsubasa (Olive & Tom) mais à mon sens, il est plus proche de Attacker You (Jeanne & Serge). Car finalement, un manga populaire sur le foot n'est guère un exploit au vu de la popularité de ce sport dans le monde. Mais réussir à faire pareil pour le volley-ball ou le football américain ? Là, on s'incline devant le talent !
Tout ça pour dire que ce tome 25 ne surprendra pas les habitués et que pour les autres, il est temps de repartir 24 volumes en arrière pour rattraper votre retard.
La renaissance de Reborn...
16 tomes ! Voilà le temps qu'il aura fallu à Reborn avant de vraiment devenir un manga véritablement palpitant. Ce nouveau tome conclue un combat intense entre les héritiers du clan et ouvre un nouvel arc vraiment original.
En s'envoyant 10 ans plus loin, Tsuna découvre un futur tragique et comprend qu'il va lui falloir agir pour changer la donne. Ce héros qui fuit ses responsabilités depuis si longtemps constate finalement les dégâts causés par sa nonchalance, un parti-pris de l'auteur vraiment intéressant.
Graphiquement toujours assez joli, si on exclue les ridicules tuteurs du clan Vongola au physique de nourisson, une fause bonne idée qui tient plus de l'aberration, Reborn entame ici une mutation scénaristique qui s'accompagne de l'habituel power-up des personnages... Bref, rien que du classique mais du classique réussi... et ça, c'est nouveau chez Reborn !
Eppur si muove !
Le concept d'histoires courtes sur un univers connu est une arme à double tranchant. En général, le fan est ravi de découvrir d'autres aspects d'une œuvre qu'il apprécie déjà. En échange, le lecteur lambda risque de s'ennuyer ferme car le format trop court laisse peu de temps pour rentrer dans l'histoire et s'intéresser aux personnages. D'autant que l'auteur fera nécessairement appel à la connaissance préalable qu'a le fan cocon originel.
Ici, les quatre nouvelles sont assez variées. La première, assez mélancolique s'expose sur suffisamment de pages pour permettre à tout un chacun de s'y retrouver. Découvrir le lourd passé de Ido, c'est un peu comme avaler un umeboshi (une prune salée) : ça pique les yeux mais c'est bon !
Ajoutons une nouvelle d'action, une courte histoire comique et nous arrivons déjà à la dernière histoire, Barjack Rhapsody, qui nous offre l'occasion de retrouver Den, personnage charismatique s'il en est et Koyomi, une fillette attachante. Malheureusement, le propos s'avère un peu bateau et décevant.
L'univers est un cercle et au final, nous revenons au début : Gunnm Other Stories est un manga que les fans de Gunnm apprécieront un minimum. Les autres devraient plutôt découvrir Yukito Kishiro au travers de son œuvre phare !
C'est l'heure du dueeeel !
Saint Seiya fait partie des oeuvres fondatrices du Nekketsu (littéralement "sang brûlant" qui se matérialise ici sous la forme du fameux cosmos) aussi The Lost Canvas porte-t-il sur ses épaules les lourds espoirs des fans de la première série.
Un peu à la manière d'un Star Wars Episode 1, ce prélude narrant la précédente guerre sainte divise les lecteurs en deux camps. Les irréductibles fans hardcore qui ne tolèrent aucune concession et voit en ce manga un viol de leur mythologie si précieuse. Et ceux qui sont ravis de voir un manga avec la puissance et la verve de Kurumada mais dessiné par quelqu'un qui a pris des cours avant !
Ce tome 6 présente ceci d'intéressant qu'il s'agit de la première confrontation des trois protagonistes ensemble depuis le début de la guerre sainte. Cette rencontre, à la symbolique forte marque aussi le passage à un niveau supérieur dans le conflit. Preuve en est les actions des spectres dans les pages d'après.
Ce sixième tome de SSTLC ne surprend ni ne déçoit. Il apporte comme chaque fois, une dose de shônen à l'ancienne plein de bons sentiments et d'abnégation avec une nuance toutefois par rapport à la série mère, l'ambiance y demeure plus sombre puisque nous sommes en pleine guerre fratricide. Notons enfin que ce volume apporte l'explication du titre "The Lost Canvas".
Soit courageux, déconne pas !
Je l'annonce d'entrée, ce test sera tout sauf objectif ! Pourquoi ? Parce que Dragon Quest fait partie de mes séries préférées. Attendez-vous donc à lire un texte dans la lignée des chroniques de One Piece.
Ce quinzième tome de Dragon Quest nous place à un tournant de l'histoire. Daï est désormais en possession de tous ses moyens et l'armée du mal est en déroute. L'heure du combat final approche et les dernières pièces se mettent en place. Tandis que les rois du monde (pas ceux de la comédie musicale) décident de la marche à suivre, le groupe de héros part en quête d'une arme.
La première moitié du tome est assez calme et vous devriez en profiter. Une fois les combats commencés il ne s'arrêteront quasiment pas jusqu'à la fin du tome 37 (le dernier).
Graphiquement dans la moyenne, Dragon Quest fait partie des titres anciens qui ont très bien vieilli (bien mieux qu'un Flame of Recca par exemple) et les pages s'enfilent avec un réel plaisir.
L'histoire n'a rien de profondément original, en particulier pour qui a fini nombre de RPG ou lu ses classiques de littérature Heroic Fantasy.
Mais ce tome démontre de l'intérêt de bien traiter les personnages secondaires pour permettre aux lecteurs de s'y attacher. Malgré un héros en retrait, on se prend à l'action et on attend le tome suivant (un des meilleurs de la série) avec impatience. Et c'est là qu'on comprend que toute la force de Dragon Quest se résume en un seul nom : Pop !
Ce personnage transcende toutes les qualités qu'on attend d'un personnage secondaire. Du gosse pourri-gâté complètement lâche, il a patiemment évolué au point de devenir un point central du groupe... mais nous y reviendront dans quelques tomes !
S.A. est revenu
Un mois après la sortie du tome 1, Tonkam propose déjà le second tome de son nouveau shôjo Special A, prouvant par là-même les espoirs qu'ils fondent quant à son succès.
Au programme, encore plus de rivalité, d'échecs et de cuisante seconde place pour la pétillante Hikari Hanazono, éternelle adversaire du très "tsurunde" Kei Takishima. Au milieu des histoires sans intérêt, on voit surgir deux nouveaux personnages qui retiendront sans doute notre attention dans les volumes à venir : Hajimé Kakei, élève excentrique, égocentrique à la limite de l'épileptique et Yahiro l'ami d'enfance pédant, pénible et pétri de mauvaises intentions.
Le graphisme toujours aussi efficace de Minami Maki met en avant sa mise en page dynamique. L'expressivité de son dessin est également un trait remarquable, d'autant qu'elle n'hésite pas à puiser ses effets dans tous les genres, en particulier le récit d'action et celui d'horreur. Au final, les planches sont variées et vivantes, preuve qu'on peut faire du shôjo sans rester dans les planches contemplatives et les étoiles dans les yeux.
Pourtant, à la manière d'un Rosario + Vampire chez le même éditeur, Special A gagnerait à voir son intrigue s'installer pour de bon sur plusieurs tomes. On sent que Minami Maki peine à installer une histoire de fond et se sent plus à l'aise dans les récits courts. Restent les personnages sympathiques et l'humour omniprésent qui gomment sans effort ses problèmes de jeunesse qui, espérons-le seront absents du tome 3.
Le Sens de la Vie
André Malraux disait : "La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin". Cette phrase résume en elle seule l'essence même d'Ikigami. Paradoxalement, au travers de la mort, c'est principalement la vie qui est abordée ici. En attendant une satire de la société, Ikigami nous offre des portraits saisissant de réalisme.
La douleur qu'entraîne la découverte de la mort très prochaine pousse les personnages à s'interroger au sens de leur propre existence. Pourquoi ont-ils vécu jusqu'ici, peuvent-ils partir le coeur en paix ? De même, l'ikigami bouleverse le quotidien de leurs proches. Lorsqu'un être aimé s'apprête à disparaître, a-t-on su vraiment lui dire tout ce qu'on voulait ?
À défaut du "thriller d'anticipation sociale" promis, qui arrivera peut-être dans les prochaines tomes, Asuka nous livre ici une oeuvre poignante. En dépeignant une société froide et aseptisée, Motorô Mase signe un manga profondément humain.
Plus débile, tu meurs
Ce neuvième tome du Fabuleux Destin de Taro Yamada réserve encore son lot de surprises et de déceptions pour son héros, le courageux, l'économe, le sublime mais terriblemente pauvre Taro.
Sa mère une fois de plus trouve un moyen surréaliste de creuser le déficit familial, forçant son fils à emprunter le chemin de la débauche pour subsister. Ce dernier intègre un cosplay bar et, avec son physique d'éphèbe, devient vite la coqueluche des clientes. De son côté, Keiichi tombe nez-à-nez avec la mère de Taro et se retrouve à devoir l'aider à accoucher tout en essayant de survivre au milieu de tous ces taro miniatures (les frères et soeurs du-dit Taro). Encore du grand n'importe quoi somme toute...
Comme le Vilain Petit Canard, du même auteur, Taro Yamada est un manga qui fonce à cent à l'heure. Loin des shôjo classiques et des atermoiements interminables de lycéennes pour un simple regard, Taro fait dans le pragmatisme et dans l'absurde. Aï Morinaga transcende le shôjo pour créer une oeuvre universelle qui saura plaire à quiconque ne se laissera pas abuser par son design très typé shôjo fleurette !
Ca va trancher chérie !
Gantz est de ces séries qui divisent. Son intrigue hyper violente et son graphisme assisté par ordinateur attirent ou repoussent mais rares sont les lecteurs qui n'appartiennent pas à un des deux extrêmes du spectre du plaisir.
Après un passage apparemment à vide, où Kei enchaînait les missions sans but l'intrigue a passé un niveau supérieur, preuve que l'auteur devait faire passer ses personnages par des épreuves et un leveling aussi nécessaire que rébarbatif. En tout cas, depuis le début du passage à Osaka les choses sérieuses ont commencé.
Face à une équipe locale aussi puissante qu'incontrôlable, les "chasseurs" de Tokyo font figure d'enfants de choeur, ce qui ne choquera personne puisqu'ils sont dirigés par le gentil Masato. Mais face au monstre qui les attend, la gentillesse seule ne servira pas à grand chose.
Un tome froid comme la mort où les cadavres jonchent les pages et où la débandade règne en maître parmi des personnages qui tentent de survivre. Un tome efficace et rapide... trop rapide peut-être ! Une demi-heure de lecture, c'est bien peu. Mais quelle lecture...
Tu seras un homme, mon fils !
Le concept même de Otomen est à double tranchant ! Hilarant de prime abord, le risque de lassitude pointe son nez très rapidement. Après trois tomes, l'intrigue se doit de progresser pour ne pas perdre les lecteurs. Heureusement, Aya Kanno connaît son sujet et n'est pas tombé dans ce piège grossier.
Ce quatrième tome voit donc l'histoire relancée avec l'arrivée d'un nouveau personnage qui cache aussi sa vraie nature de peur de chasser les gens. Ce nouvel otomen, porté sur les fleurs, permet à Asuka de trouver quelqu'un à qui parler et équilibre les forces en présence.
Bien sûr, les lectrices seront toujours aux anges avec une cargaison de bishônen (des bogoss) aussi beaux que différents, de façons à satisfaire tous les fantasmes. Bref si le principe diffère énormément, Otomen reste un pur shôjo dans le fond comme dans la forme.
Le Magicien d'Odz
À presque 50 tomes, on pourrait croire qu'Oda commence à se lasser et que One Piece s'est installé dans une sorte de routine. Pourtant, avec l'arc de Thriller Bark, Luffy et ses amis donnent dans l'horrifico-comique et le cinéma gore.
Avec son ambiance Burton et ses histoires à la Peter Pan, ce nouvel arc surprend et pose une atmosphère radicalement différentes des précédents. Pour le reste, la recette reste celle qui a fait le succès des 47 tomes précédents. Beaucoup d'action, de l'humour et de l'amitié au kilo. Pourtant, avec l'apparition d'un Odz gigantesque et un autre des 7 puissants corsaire, l'équipage semble bien mal parti.
Graphiquement, ce tome prouve une fois de plus la maestria de l'auteur, avec une mise en page et un découpage nerveux et dynamiques. L'alternance entre phases de combat, intrigue et humour se balance parfaitement. On retient d'ailleurs particulièrement le combat de Zoro pour son intensité et la boufée d'héroïsme de Pipo qui affronte seul un des membres de l'équipage de Moria.
Le seul défaut de One Piece est celui inhérent des meilleures séries, le prochain tome ne sort que dans deux mois... Et deux mois, c'est long !
Plus fort qu'Onizuka ?
La parenté avec G.T.O. est évidente alors mettons les pieds dans le plat dès le début ! Oui, Hammer Session se passe en milieu scolaire. Oui, le professeur est un imposteur. Oui, sa mission consiste à rattraper les élèves perdus. Mais pour autant ce manga a sa propre identité.
Pour commencer, le personnage principal contrôle nettement mieux sa libido aussi Hammer Session s'avère-t-il nettement moins graveleux que son illustre aîné. Ensuite, pour être sincère, il est vraiment difficile de se faire une véritable opinion à partir d'un seul tome. Toujours est-il que Hammer Session reste efficace. Une fois le postulat de départ (un peu gros, il faut l'admettre) accepté, on prend plaisir à voir agir notre escroc dont on ignore en fait le vrai nom.
Le dessin rappellera un peu chez le même éditeur Air Gear ou Saru Lock sans toutefois atteindre bien sûr les sommets de maîtrise de Oh! Great. Néanmoins la lecture de ce tome 1 est agréable et à défaut de déchainer les foules, cette série les distraira sans nul doute.
Mièvre mais pas guimauve
Sawako, connu au Japon sous le titre Kimi ni Todoke (qu'on pourrait peut-être traduire par "pour t'atteindre"), nous parle de la difficulté des adolescents pour s'ouvrir aux autres. Comment réagir pour être accepter ? Que faire quand on est exclus ? Bref des thèmes bien récurrents dans le manga, en particulier le shôjo.
Sauf que le traitement diffère un peu. Ici, point d'atermoiements interminables sur une héroïne maltraitée par une classe massivement sadique. Sawako est juste une collégienne un peu introvertie et les élèves s'imaginent mille rumeurs la concernant. Mais quand un garçon vient lui parler et l'aider à s'exprimer, la situation évolue. Le tout est traité en toute simplicité et avec une sensation de sincérité touchante.
Nous sommes à mille lieues des traumatismes profonds de Life, ici la jeune fille a juste besoin de se trouver un ou deux amis pour aller mieux mais c'est aussi ça la vie ! Dieu merci, l'existence n'est pas remplie de classes où des hordes de démons attendent pour vous maltraiter. Aussi, avec son graphisme simple et expressif, avec une mise en scène à la limite de l'excessif parfois mais balancé par de l'humour, Karuho Shiina livre un shôjo émouvant et rafraichissant.
On ne viking fois !
Vinland Saga est un titre qui aborde un sujet peu habituel dans le manga : les Vikings ! Makoto Yukimura, par ailleurs auteur de l'excellent Planètes chez Panini, signe ici un manga relativement bien documenté sur l'Europe du XIe siècle. Bien sûr, il s'agit d'une fiction et certains éléments se chargent de nous le rappeler. Mais l'ensemble demeure cohérent et somme toute plutôt crédible.
Le dessin semi-réaliste de Yukimura assure une variété de visages et d'expressions qui permettent à Vinland Saga de jongler aisément entre comédie et drame d'une planche à l'autre. L'âpreté des batailles ou les ténèbres qui obscurcissent la vie de Thorfinn tranchent avec la joie de retrouver les siens après des semaines de "croisière" et la paix dans laquelle vivent les civils de la société normande.
Ce premier tome pose un décor et présente des personnages, rendre un verdict quant à la série s'avère donc impossible. Néanmoins, ces bases sont prometteuses et on attend beaucoup de la suite de cette série. À suivre, sans aucun doute !
Tu ne le sais pas mais tu es déjà mort !
Avec Ikigami, on arrive en terrain connu ! L'auteur a signé les dessin de Heads, chez Delcourt, un autre drame moderne sur fond d'anticipation. Ici, Motorô Mase assure l'intégralité du travail, du scénario au dessin et remplit le contrat brillamment. Ikigami est un manga inquiétant à bien des aspects.
En nous présentant une société quasiment similaire à la nôtre, l'auteur laisse planer le doute... Cela peut-il arriver chez nous ? La recherche perpétuelle de sécurité à tout prix, au mépris des libertés individuelles peut-elle aller jusque là ? Ces questions affleurent inévitablement dès qu'on commence la lecture.
De même, le cadre froid de l'exécution de la loi nous renvoie directement sur des cas moins extrêmes mais plus réels où une administration bien huilée peut devenir monstrueuse dès qu'elle déresponsabilise ses agents.
Enfin, le plus effrayant est probablement l'indifférence évidente avec laquelle la population vit cette loi. Protégée par le système et les statistiques qui font que "ça n'arrive presque jamais", les gens se réfugie dans une bienheureuse ignorance qui n'est que trop réaliste.
Bref, avec un graphisme réaliste soigné qui met en avant un récit diablement ficelé, Ikigami est un très bon seinen qui fera vibrer les âmes sensibles et peut-être réfléchir les plus jeunes. Car comme disait Benjamin Franklin, "Ceux qui sont prêts à sacrifier une liberté essentielle pour acheter une sûreté passagère, ne méritent ni l'une ni l'autre".
Macho man
3e tome de Otomen, le décor est planté, les personnages posés et l'intrigue en place. Asuka a déclaré sa flamme à la "douce" Ryo, mais cette dernière vit sur sa planète et ne comprend rien. Asuka aimerait aller plus loin, mais Ryo ne comprend rien. Tachibana exploite Asuka pour son manga, Asuka lit le manga mais ne comprend rien. Le schéma est certes répétitif mais en même temps si jouissif que pendant quelque temps, on se surprend à apprécier cette répétition.
Dans ce volume, on retrouve à nouveau les réflexes adorables de notre Otomen mais surtout, on se focalise sur sa quête de virilité et sur la difficulté inhérente. Et bientôt, Asuka découvre qu'il n'est pas le seul à souffrir. Un moment d'anthologie, un instant de bonheur avec des vrais morceaux de Bioman !
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