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Arrietty et le petit monde des chapardeurs sebkun http://www.mangavore.fr/beta/media/reviews/photos/thumbnail/200x200s/61/8b/01/_3d-dvd-arrietty-1322764721.jpg Populaire

Écrit par sebkun     01 décembre 2011    
 
7.2 (2)
 
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Date de sortie
EAN
8717418299446
Prix
19,90 €
Copyright
© GNDHDDTW
Catégorie
Format
Sous-titres
Format d'image
Bonus
- 8 bandes annonces cinéma
- 14 spots Tv japonais
- La chanson d’Arietty interprétée par Cécile Corbel

Arrietty est une jeune fille intrépide de 14 ans qui vit avec sa famille dans une somptueuse demeure de la banlieue de Tokyo, plus précisément sous le plancher de sa maison. Arrietty et les siens sont des chapardeurs, des petits êtres de quelques centimètres, experts dans l’art de l’emprunt. Tout ce qu’ils possèdent, ils l’ont chapardé ou fabriqué à partir d’objets empruntés. La règle d’or est de ne jamais être vu par les humains. Mais Arrietty ne l’entend pas de cette oreille et se fait repérer par Sho, un jeune garçon malade âgé de 12 ans…

Avis de la Rédaction

Moyenne de: 2 utilisateur(s)

Note globale 
 
7.2
Image 
 
8.0  (2)
Son 
 
7.5  (2)
Bonus 
 
7.5  (2)
Intérêt 
 
6.5  (2)

CETTE CRITIQUE CONTIENT DES SPOILERS

Au sortir du précédent film, Miyazaki-sensei a souhaité souffler un peu et laisser la place aux jeunes pour le suivant. Comme Yonebayashi passait par là au détour d'un couloir et qu'il n'y avait personne d'autre, ils lui ont confié le film. Ça a été un vrai pari pour le Studio Ghibli puisque le maître lui-même avoue dans une interview sur le BluRay qu'ils ont échoué à donner vocation aux jeunes de faire quelque chose de nouveau. D'après Miyazaki, Yonebayashi n'est pas des plus rapides à dessiner et n'a pas pu retoucher tous les dessins du film lui-même. Pourtant, il l'a quand même aidé. Il a quand même écrit le scénario et le film est sorti.


Pour en savoir plus sur cette interview, je développe mes impressions à ce sujet ici : http://www.mangavore.fr/communauteje-rencontre/multimedia/le-mangablog/entry/2012/02/24/interview-de-hayao-miyazaki--qquel-film-vaut-la-peine-detre-vu-actuellement-q.html


Dans toute cette agitation, qu'en est-il du film lui-même ?
"Arrietty" nous conte la survie au quotidien d'une famille de petits êtres humains mesurant une dizaine de centimètres : les chapardeurs. Ils vivent, comme leur nom l'indique, en chapardant leur nourriture et leurs outils aux humains. C'est donc un quotidien plein de dangers mais aussi d'aventures. Comment survivre quand le moindre insecte peut représenter un réel danger et quand il faut SURTOUT ne pas se faire voir par les humains. Vous vous imaginez bien que si j'ai mis "surtout" en majuscules, c'est qu'il va se passer quelque chose. Et vous aurez raison car l'arrivée de Sho, un jeune garçon malade du cœur, va changer la donne.

Beaucoup de mes connaissances n'ont pas aimé Arrietty. Mon avis n'est pas aussi tranché mais je vois 2 défauts assez importants dans ce film : le manque d'ambition épique et l'adaptation trop hachée du roman initial.

J'ai trouvé le thème du film mignon et familier puisqu'il m'a forcément rappelé les Minipouss, dessin animé des années 80 et adapté du roman "The Littles" de John Peterson de 1967 (soit 15 ans après "The Borrowers" qui a inspiré Arrietty) ou encore "Chéri, j'ai rétréci les gosses". Le jardin devient alors une jungle pleine de danger et le chat du voisin un animal féroce qui ne ferait qu'une bouchée d'Arrietty. Et pourtant, l'ambiance instaurée par Yonebayashi-san est proche de l'intimisme. Le quotidien de cette famille de chapardeurs est au centre du film et heureusement que la "méchante" servante Haru est là pour pimenter un peu l'action sinon, c'était l'ennui assuré. En fait, je râle car le Studio Ghibli a déjà fait des films intimistes centrés sur le développement psychologique des personnages comme "Souvenirs goutte à goutte" ou même "La Colline aux Coquelicots". Là, le thème étant fantastique, je m'attendais à une histoire à l'avenant et c'est vrai que je suis déçu. Déçu de ne pas avoir eu droit à une histoire plus haletante, avec un traitement plus dramatique de l’histoire et des enjeux plus fort pour les personnages. Le travail à faire n’est pas forcément au niveau du fond car ils luttent déjà pour leur survie mais la forme n’est pour moi pas à la hauteur. Je dois avouer que le fait d’avoir vu La Colline aux Coquelicots une dizaine de jours avant a certainement dû remplir mon quota de « films de Ghibli intimistes » aussi (voir ma critique http://www.mangavore.fr/les-chroniques/mangas/6115-la-colline-aux-coquelicots.html).

Cependant, l’autre défaut reste tout de même présent. Je n’ai certes pas lu le livre de Mary Norton mais j’ai quand même senti un problème de rythme que j’ai attribué à l’adaptation en film. Tout d’abord, le transfert du contexte de l’Angleterre vers le Japon moderne est déstabilisant. Ça l’est d’autant plus que je trouve les raisons expliquées par Miyazaki-sensei mauvaises puisqu’il a expliqué (toujours dans la même interview) l’avoir fait pour faciliter les repérages et parce que les jeunes sont paresseux et pas assez curieux. Mais surtout, tout comme pour Les Contes de Terremer, j’ai clairement senti que certains passages manquaient dans le film (cf http://www.mangavore.fr/les-chroniques/video/6289-les-contes-de-terremer.html). Le résultat est que le film n’est pas fluide et qu’on se demande clairement ce qui se passe lors d’enchaînements de scènes. Ce n’est pas aussi important que dans les premiers films de Harry Potter mais j’ai eu l’impression que l’histoire aurait nécessité 30 bonnes minutes supplémentaires pour réellement s’épanouir.
Malgré tout, le film conserve des qualités indéniables. La patte Ghibli est bien là au niveau du design, des décors et de l’animation (HS : il faudra que je revoie Les Contes de Terremer car la bande annonce dans ce BR m’a fait peur : on aurait dit la qualité technique d’un film des années 80). La musique de Cécile Corbel fait son effet. Sa voix voilée et douce va très bien avec la nécessité de se cacher d’Arrietty. Puis la chanson principale accélère comme si un chapardeur, venant de se faire découvrir, courait pour se cacher. Et le reste des musiques est tout aussi bon. Le choix de cette chanteuse non-japonais est encore un pari pour le studio mais celui-ci est entièrement réussi.
La relation entre Sho et Arrietty est aussi une réussite. Une complicité s’installe entre eux de manière naturelle et progressive. L’équipe du film nous maintient constamment perplexe et curieux de ce qui va se passer entre eux. Leur relation est vouée à l’amitié mais on se demande si le scénariste va quand même oser un petit baiser. Et à la fin, c’est presque triste qu’on les voit se séparer. Arrietty part avec ses parents et Spiller, un chapardeur de son âge et c’est là que toutes les contraintes d’une espèce en voie d’extinction se sont faites sentir pour moi alors même que rien n’est montré ni même suggéré dans le film.
Note globale 
 
7.1
Image 
 
8.0
Son 
 
7.0
Bonus 
 
9.0
Intérêt 
 
6.0
sseb22 Avis de sseb22 24 février 2012
Récemment mis à jour: 24 février 2012
Top 10 des chroniqueurs  -   View all my reviews (51)

La Petite Sirène dans le monde des Minipouss

CETTE CRITIQUE CONTIENT DES SPOILERS

Au sortir du précédent film, Miyazaki-sensei a souhaité souffler un peu et laisser la place aux jeunes pour le suivant. Comme Yonebayashi passait par là au détour d'un couloir et qu'il n'y avait personne d'autre, ils lui ont confié le film. Ça a été un vrai pari pour le Studio Ghibli puisque le maître lui-même avoue dans une interview sur le BluRay qu'ils ont échoué à donner vocation aux jeunes de faire quelque chose de nouveau. D'après Miyazaki, Yonebayashi n'est pas des plus rapides à dessiner et n'a pas pu retoucher tous les dessins du film lui-même. Pourtant, il l'a quand même aidé. Il a quand même écrit le scénario et le film est sorti.


Pour en savoir plus sur cette interview, je développe mes impressions à ce sujet ici : http://www.mangavore.fr/communauteje-rencontre/multimedia/le-mangablog/entry/2012/02/24/interview-de-hayao-miyazaki--qquel-film-vaut-la-peine-detre-vu-actuellement-q.html


Dans toute cette agitation, qu'en est-il du film lui-même ?
"Arrietty" nous conte la survie au quotidien d'une famille de petits êtres humains mesurant une dizaine de centimètres : les chapardeurs. Ils vivent, comme leur nom l'indique, en chapardant leur nourriture et leurs outils aux humains. C'est donc un quotidien plein de dangers mais aussi d'aventures. Comment survivre quand le moindre insecte peut représenter un réel danger et quand il faut SURTOUT ne pas se faire voir par les humains. Vous vous imaginez bien que si j'ai mis "surtout" en majuscules, c'est qu'il va se passer quelque chose. Et vous aurez raison car l'arrivée de Sho, un jeune garçon malade du cœur, va changer la donne.

Beaucoup de mes connaissances n'ont pas aimé Arrietty. Mon avis n'est pas aussi tranché mais je vois 2 défauts assez importants dans ce film : le manque d'ambition épique et l'adaptation trop hachée du roman initial.

J'ai trouvé le thème du film mignon et familier puisqu'il m'a forcément rappelé les Minipouss, dessin animé des années 80 et adapté du roman "The Littles" de John Peterson de 1967 (soit 15 ans après "The Borrowers" qui a inspiré Arrietty) ou encore "Chéri, j'ai rétréci les gosses". Le jardin devient alors une jungle pleine de danger et le chat du voisin un animal féroce qui ne ferait qu'une bouchée d'Arrietty. Et pourtant, l'ambiance instaurée par Yonebayashi-san est proche de l'intimisme. Le quotidien de cette famille de chapardeurs est au centre du film et heureusement que la "méchante" servante Haru est là pour pimenter un peu l'action sinon, c'était l'ennui assuré. En fait, je râle car le Studio Ghibli a déjà fait des films intimistes centrés sur le développement psychologique des personnages comme "Souvenirs goutte à goutte" ou même "La Colline aux Coquelicots". Là, le thème étant fantastique, je m'attendais à une histoire à l'avenant et c'est vrai que je suis déçu. Déçu de ne pas avoir eu droit à une histoire plus haletante, avec un traitement plus dramatique de l’histoire et des enjeux plus fort pour les personnages. Le travail à faire n’est pas forcément au niveau du fond car ils luttent déjà pour leur survie mais la forme n’est pour moi pas à la hauteur. Je dois avouer que le fait d’avoir vu La Colline aux Coquelicots une dizaine de jours avant a certainement dû remplir mon quota de « films de Ghibli intimistes » aussi (voir ma critique http://www.mangavore.fr/les-chroniques/mangas/6115-la-colline-aux-coquelicots.html).

Cependant, l’autre défaut reste tout de même présent. Je n’ai certes pas lu le livre de Mary Norton mais j’ai quand même senti un problème de rythme que j’ai attribué à l’adaptation en film. Tout d’abord, le transfert du contexte de l’Angleterre vers le Japon moderne est déstabilisant. Ça l’est d’autant plus que je trouve les raisons expliquées par Miyazaki-sensei mauvaises puisqu’il a expliqué (toujours dans la même interview) l’avoir fait pour faciliter les repérages et parce que les jeunes sont paresseux et pas assez curieux. Mais surtout, tout comme pour Les Contes de Terremer, j’ai clairement senti que certains passages manquaient dans le film (cf http://www.mangavore.fr/les-chroniques/video/6289-les-contes-de-terremer.html). Le résultat est que le film n’est pas fluide et qu’on se demande clairement ce qui se passe lors d’enchaînements de scènes. Ce n’est pas aussi important que dans les premiers films de Harry Potter mais j’ai eu l’impression que l’histoire aurait nécessité 30 bonnes minutes supplémentaires pour réellement s’épanouir.
Malgré tout, le film conserve des qualités indéniables. La patte Ghibli est bien là au niveau du design, des décors et de l’animation (HS : il faudra que je revoie Les Contes de Terremer car la bande annonce dans ce BR m’a fait peur : on aurait dit la qualité technique d’un film des années 80). La musique de Cécile Corbel fait son effet. Sa voix voilée et douce va très bien avec la nécessité de se cacher d’Arrietty. Puis la chanson principale accélère comme si un chapardeur, venant de se faire découvrir, courait pour se cacher. Et le reste des musiques est tout aussi bon. Le choix de cette chanteuse non-japonais est encore un pari pour le studio mais celui-ci est entièrement réussi.
La relation entre Sho et Arrietty est aussi une réussite. Une complicité s’installe entre eux de manière naturelle et progressive. L’équipe du film nous maintient constamment perplexe et curieux de ce qui va se passer entre eux. Leur relation est vouée à l’amitié mais on se demande si le scénariste va quand même oser un petit baiser. Et à la fin, c’est presque triste qu’on les voit se séparer. Arrietty part avec ses parents et Spiller, un chapardeur de son âge et c’est là que toutes les contraintes d’une espèce en voie d’extinction se sont faites sentir pour moi alors même que rien n’est montré ni même suggéré dans le film.

Cet avis a-t-il été utile pour vous ? 
Soyons clairs, Arrietty et le petit monde des chapardeurs n'est pas le meilleur film des studios Ghibli. Du moins pas de mon point de vue. L'histoire est simple, les rebondissements assez légers et l'intrigue vite réglée… L'intérêt de ce film réside davantage dans le tableau qu'il nous dépeint d'une campagne calme et agréable où un jeune homme fait une rencontre qui lui permet de mettre en perspective ses propres problèmes dans l'existence.

La mise en scène est très précise et les scènes où les "petites personnes" explorent notre monde sont un régal. À leurs côtés, un simple salon devient soudainement un environnement hostile et récupérer un simple carré de sucre devient une véritable aventure ! Cette fable qui nous invite à prendre notre temps et à s'émerveiller d'un rien s'avère rafraîchissante pour cette raison, même s'il faut admettre qu'on est loin de l'audace d'un Laputa ou de la magie d'un Totoro…

Reste la musique de Cécile Corbel, renouveau inattendu dans cette vidéothèque Miyazakienne où Joe Hisaishi règne en mettre depuis 20 ans. Cette artiste française apporte une touche de fraîcheur surprenante et hypnotique.

Techniquement, pas grand-chose à dire du DVD, l'image est propre et le son clair… Quelques bonus vous permettront de découvrir les clips publicitaires diffusés au Japon et le clip de Cécile Corbel. Signalons simplement la pauvreté de l'interface, qui se contente de proposer des écrans fixes aux couleurs criardes… une touche d'imagination eut été la bienvenue !
Note globale 
 
7.3
Image 
 
8.0
Son 
 
8.0
Bonus 
 
6.0
Intérêt 
 
7.0
sebkun Avis de sebkun 04 décembre 2011
Récemment mis à jour: 04 décembre 2011
Chroniqueur n°1  -   View all my reviews (162)

Arrietty, une atmosphère avant tout…

Soyons clairs, Arrietty et le petit monde des chapardeurs n'est pas le meilleur film des studios Ghibli. Du moins pas de mon point de vue. L'histoire est simple, les rebondissements assez légers et l'intrigue vite réglée… L'intérêt de ce film réside davantage dans le tableau qu'il nous dépeint d'une campagne calme et agréable où un jeune homme fait une rencontre qui lui permet de mettre en perspective ses propres problèmes dans l'existence.

La mise en scène est très précise et les scènes où les "petites personnes" explorent notre monde sont un régal. À leurs côtés, un simple salon devient soudainement un environnement hostile et récupérer un simple carré de sucre devient une véritable aventure ! Cette fable qui nous invite à prendre notre temps et à s'émerveiller d'un rien s'avère rafraîchissante pour cette raison, même s'il faut admettre qu'on est loin de l'audace d'un Laputa ou de la magie d'un Totoro…

Reste la musique de Cécile Corbel, renouveau inattendu dans cette vidéothèque Miyazakienne où Joe Hisaishi règne en mettre depuis 20 ans. Cette artiste française apporte une touche de fraîcheur surprenante et hypnotique.

Techniquement, pas grand-chose à dire du DVD, l'image est propre et le son clair… Quelques bonus vous permettront de découvrir les clips publicitaires diffusés au Japon et le clip de Cécile Corbel. Signalons simplement la pauvreté de l'interface, qui se contente de proposer des écrans fixes aux couleurs criardes… une touche d'imagination eut été la bienvenue !

Cet avis a-t-il été utile pour vous ? 
 

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