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Majin and the Forsaken Kingdom sseb22 http://www.mangavore.fr/beta/media/reviews/photos/thumbnail/200x200s/bd/86/36/_majin-and-the-forsaken-kingdom-playstation3-cover-1326365706.jpg Populaire

Écrit par sseb22     12 janvier 2012    
 
6.9
 
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696   0   4   0
 
Éditeur
multijoueur
non
Disponible sur :
  • Playstation 3
  • XBox 360

Oublié du temps et des hommes depuis plus d'un siècle, le Pays Maudit vient d'entamer son lent mais inexorable réveil suite à l'intrusion d'un jeune voleur qui, guidé par les voix des oiseaux migrateurs, vient d'en franchir les limites. Inconscient des terribles évènements qu'il vient de déclencher, il rencontre et lie son destin à une créature magique nommée le Majin. Ce pacte scelle le début d'une aventure onirique extraordinaire mêlant action et énigmes au cours de laquelle il vous faudra exploiter la force de l'un et l'agilité de l'autre en coopération.

 

Source : senscritique

Avis de la Rédaction

The Last Guardian, prochain jeu de Fumito Ueda et sa Team ICO se fait attendre. La presse spécialisée en parlait déjà début 2008 alors qu’on le nommait par son nom de code de l’époque : Projet Trico (http://uk.ps3.ign.com/articles/847/847426p1.html ). On l’a vu petit à petit sur les différents salons, que ce soit l’E3 2009 (http://uk.ps3.ign.com/articles/989/989601p1.html ) ou au TGS 2010 (http://www.gamasutra.com/view/news/30451/TGS_Reawakening_The_Last_Guardian.php ). Mais pourquoi nous parle-t-il de « The Last Guardian » dans une critique de « Majin and the Forsaken Kingdom » ?? Tout simplement parce que l’attente de ce jeu est telle que je pense que Namco Bandai a su surfer sur la vague des jeux dans lesquels un humain fait équipe avec une grosse bestiole sauvage.

En effet, difficile de ne pas penser à Torico quand on voit la description de ce Majin :
Le joueur incarne un Humain « Sans Nom Fixe » qui rencontre une grosse bête des bois, sorte d'ours géant à l'allure nigaude et à la force herculéenne. Ensemble, ils partent délivrer le pays de la bouillie obscure qui envahit sol et habitants et dont l'origine ne sera comprise qu'en parlant avec le Majin et en récupérant littéralement des bribes de ses souvenirs.

Cette histoire de royaume conquis par un Grand Méchant envahi de "Mal" mais qui esquisse une interrogation plus intéressante avec le 1er Général qui demande qui est le vrai méchant dans l'histoire : son boss qui construit un monde sans guerre, sans pauvreté et où tout le monde est à égalité (en tant qu'être visqueux et noir, certes, mais à égalité) ou Tepeu et Teotl qui tuent tout le monde sur leur passage. À la suite de ce premier affrontement, je sujet ne sera malheureusement pas assez développé à mon goût. C'est dommage car la réflexion a beau être classique avec la Science qui est utilisée à mauvais escient et les recherches sur les Pouvoirs du Majin qui ouvrent grand une boîte de Pandore locale avaient un potentiel certain pour dramatiser un peu plus la narration du jeu.

Les graphismes n'ont pas vraiment à rougir face aux plus grandes productions. On n'est certes pas au niveau d'un Uncharted ou d'un God of War III mais ce qui manque en technique est compensé par une esthétique qui me touche. Les environnements sont beaux et variés avec des forêts, des montagnes, des décors plus urbains,... le tout dans une fluidité presque sans faille. En plus, les scènes cinématiques ont le bon goût d'être assez originales dans leur traitement avec un dessin 2D style Princes et Princesses. Je trouve que ça donne une certaine identité au jeu. La seule chose qui m'a gêné, c'est le léger abus du flou, résultat, on ne voit pas bien au loin et c'est parfois gênant. Les ennemis ne sont pas très nombreux (une petite quinzaine environ) mais ils ont vraiment cette patte "dark" avec ce slime obscur qui sort tout droit de Princesse Mononoke. Le Majin est vraiment sympathique, sorte de Totoro sylvain, fort comme un colosse mais innocent et naïf dont herbes et arbustes présents sur le dos poussent au fur et à mesure qu’il gagne de l’expérience. Par contre, Tepeu a le charisme d'une huitre. Que ce soit en gros plan ou avec un zoom arrière, je trouve qu'il a une tête à claques. Sa voix anglais n'est pas mauvaise mais ne parvient pas à rattraper le coup. Plus anecdotique, on note des ralentissements compréhensibles lors du chargement seamless (donc pas tout à fait) des nouvelles zones mais beaucoup moins compréhensibles dans le scrolling de la carte dans le menu idoine. À part ça, le jeu est globalement fluide

La musique aussi est très réussie. Le thème principal est particulièrement bien traité. Que ce soit en version orchestrale pour l'action ou la magnifique version berceuse que l'on peut entendre en laissant, dans le XMB, l'icône sur le jeu, avant de le lancer. Le thème du menu principal me fait penser à une musique de Prince of Persia (2008) et ce n'est pas pour me déplaire. Parfois entraînante, parfois plus mélancolique, l'OST accompagne parfaitement l'action avec ses cuivres et ses instruments à vent. Les chœurs viennent ajouter une certaine majesté et j'ai aussi repéré des instruments plus exotiques qui rendent bien compte de l'ambiance un peu mystique de ces contrées lointaines. Quel dommage que le CD de cette bande-son soit si difficile à trouver !

Le gameplay est varié mais cyclique. Il se compose d’une partie d’exploration dans les zones, résoudre les énigmes afin de récupérer trésors et fruits d’évolution du Majin et de combats. Ces derniers s’effectuent avec Tepeu qui se bat plus ou moins adroitement (plutôt moins que plus, d’ailleurs) et du Majin auquel on donne des ordres. Bonne idée : il devient transparent lorsqu’il se trouve entre la caméra et Tepeu. Et c’est maintenant qu’il faut parler de l’IA du Majin. En effet, dans un jeu où les ordres à donner sont le centre du gameplay, c’est primordial. De mon point de vue, c’est assez réussi. Certes, il y a des moments où on peste parce que Teotl n’est pas allé là où on veut et s’est embourbé dans le slime ou, quand les ennemis sont nombreux et les uns à côté des autres, il est difficile de choisir sa cible avec précision. J'ai d’ailleurs lu des critiques lui reprochant d'être idiot mais ce n'est pas mon cas ou alors ça va avec le caractère de ce grand doudou et j’ai fait avec. La grande majorité des ordres seront exécutés sans problème et le pathfinding est réussi : le Majin se faufile à travers les niveaux sans délai, pour peu qu’on soit suffisamment proche (les ordres ont une portée finie). Enfin, les 5 boss à la Zelda avec des tactiques à comprendre et à exécuter sont tous bien trouver, variés et intéressant. La seule chose qu’on puisse regretter, c’est la faible difficulté (les groupes d’ennemis des dernières zones sont plus durs à battre que les boss).

Conclusion :
Encore un jeu sous-estimé ! Certes, il n’est pas dur et l’IA a quelques soucis mais le jeu est assez magique. L’ambiance de ce monde féérique est bien travaillée grâce à une bonne alchimie dans le gameplay basé sur l’interaction entre l’avatar du joueur et le Majin, ce grand doudou des bois. De plus, le niveau technique est bon et le design très réussi. N’hésitez pas à profiter de cette petite pépite qui se trouve maintenant à 15€ !

Paragraphe sur les trophées :
J'ai obtenu le platine en 1 seul walkthrough, cherchant à découvrir tous les coffres, souvenirs et upgrades pour chaque zone avant de passer à la suivante. J'ai donc avancé lentement pour platiner tranquillement le jeu. Ça m'a donc pris presque 22h et mis à part le grinding de 4 heures juste avant l'affrontement final, j'ai aimé chaque heure de jeu. Par contre, saoûlant, le grinding ! Pas difficile mais assez long, surtout car quand on perd, on retourne à un niveau d'XP précédent. Le platine n'est pas compliqué à avoir, il faut récupérer les trésors, tuer un certain nombre d'ennemis et parler/donner des ordres au Majin. Si ce n'était le levelling vers la fin du jeu (il faut être level 31 pour Tepeu et 21 pour l'amitié avec le Majin et au bout de 17h de jeu, je suis parvenu respectivement aux niveaux 21 et 12), tout va bien.
Note globale 
 
6.9
Graphisme 
 
8.0
Son/musique 
 
8.0
jouabilité 
 
7.0
Difficulté 
 
5.0
Durée de vie 
 
6.0
Plaisir de jeu 
 
7.0

The Cost of Convenience

The Last Guardian, prochain jeu de Fumito Ueda et sa Team ICO se fait attendre. La presse spécialisée en parlait déjà début 2008 alors qu’on le nommait par son nom de code de l’époque : Projet Trico (http://uk.ps3.ign.com/articles/847/847426p1.html ). On l’a vu petit à petit sur les différents salons, que ce soit l’E3 2009 (http://uk.ps3.ign.com/articles/989/989601p1.html ) ou au TGS 2010 (http://www.gamasutra.com/view/news/30451/TGS_Reawakening_The_Last_Guardian.php ). Mais pourquoi nous parle-t-il de « The Last Guardian » dans une critique de « Majin and the Forsaken Kingdom » ?? Tout simplement parce que l’attente de ce jeu est telle que je pense que Namco Bandai a su surfer sur la vague des jeux dans lesquels un humain fait équipe avec une grosse bestiole sauvage.

En effet, difficile de ne pas penser à Torico quand on voit la description de ce Majin :
Le joueur incarne un Humain « Sans Nom Fixe » qui rencontre une grosse bête des bois, sorte d'ours géant à l'allure nigaude et à la force herculéenne. Ensemble, ils partent délivrer le pays de la bouillie obscure qui envahit sol et habitants et dont l'origine ne sera comprise qu'en parlant avec le Majin et en récupérant littéralement des bribes de ses souvenirs.

Cette histoire de royaume conquis par un Grand Méchant envahi de "Mal" mais qui esquisse une interrogation plus intéressante avec le 1er Général qui demande qui est le vrai méchant dans l'histoire : son boss qui construit un monde sans guerre, sans pauvreté et où tout le monde est à égalité (en tant qu'être visqueux et noir, certes, mais à égalité) ou Tepeu et Teotl qui tuent tout le monde sur leur passage. À la suite de ce premier affrontement, je sujet ne sera malheureusement pas assez développé à mon goût. C'est dommage car la réflexion a beau être classique avec la Science qui est utilisée à mauvais escient et les recherches sur les Pouvoirs du Majin qui ouvrent grand une boîte de Pandore locale avaient un potentiel certain pour dramatiser un peu plus la narration du jeu.

Les graphismes n'ont pas vraiment à rougir face aux plus grandes productions. On n'est certes pas au niveau d'un Uncharted ou d'un God of War III mais ce qui manque en technique est compensé par une esthétique qui me touche. Les environnements sont beaux et variés avec des forêts, des montagnes, des décors plus urbains,... le tout dans une fluidité presque sans faille. En plus, les scènes cinématiques ont le bon goût d'être assez originales dans leur traitement avec un dessin 2D style Princes et Princesses. Je trouve que ça donne une certaine identité au jeu. La seule chose qui m'a gêné, c'est le léger abus du flou, résultat, on ne voit pas bien au loin et c'est parfois gênant. Les ennemis ne sont pas très nombreux (une petite quinzaine environ) mais ils ont vraiment cette patte "dark" avec ce slime obscur qui sort tout droit de Princesse Mononoke. Le Majin est vraiment sympathique, sorte de Totoro sylvain, fort comme un colosse mais innocent et naïf dont herbes et arbustes présents sur le dos poussent au fur et à mesure qu’il gagne de l’expérience. Par contre, Tepeu a le charisme d'une huitre. Que ce soit en gros plan ou avec un zoom arrière, je trouve qu'il a une tête à claques. Sa voix anglais n'est pas mauvaise mais ne parvient pas à rattraper le coup. Plus anecdotique, on note des ralentissements compréhensibles lors du chargement seamless (donc pas tout à fait) des nouvelles zones mais beaucoup moins compréhensibles dans le scrolling de la carte dans le menu idoine. À part ça, le jeu est globalement fluide

La musique aussi est très réussie. Le thème principal est particulièrement bien traité. Que ce soit en version orchestrale pour l'action ou la magnifique version berceuse que l'on peut entendre en laissant, dans le XMB, l'icône sur le jeu, avant de le lancer. Le thème du menu principal me fait penser à une musique de Prince of Persia (2008) et ce n'est pas pour me déplaire. Parfois entraînante, parfois plus mélancolique, l'OST accompagne parfaitement l'action avec ses cuivres et ses instruments à vent. Les chœurs viennent ajouter une certaine majesté et j'ai aussi repéré des instruments plus exotiques qui rendent bien compte de l'ambiance un peu mystique de ces contrées lointaines. Quel dommage que le CD de cette bande-son soit si difficile à trouver !

Le gameplay est varié mais cyclique. Il se compose d’une partie d’exploration dans les zones, résoudre les énigmes afin de récupérer trésors et fruits d’évolution du Majin et de combats. Ces derniers s’effectuent avec Tepeu qui se bat plus ou moins adroitement (plutôt moins que plus, d’ailleurs) et du Majin auquel on donne des ordres. Bonne idée : il devient transparent lorsqu’il se trouve entre la caméra et Tepeu. Et c’est maintenant qu’il faut parler de l’IA du Majin. En effet, dans un jeu où les ordres à donner sont le centre du gameplay, c’est primordial. De mon point de vue, c’est assez réussi. Certes, il y a des moments où on peste parce que Teotl n’est pas allé là où on veut et s’est embourbé dans le slime ou, quand les ennemis sont nombreux et les uns à côté des autres, il est difficile de choisir sa cible avec précision. J'ai d’ailleurs lu des critiques lui reprochant d'être idiot mais ce n'est pas mon cas ou alors ça va avec le caractère de ce grand doudou et j’ai fait avec. La grande majorité des ordres seront exécutés sans problème et le pathfinding est réussi : le Majin se faufile à travers les niveaux sans délai, pour peu qu’on soit suffisamment proche (les ordres ont une portée finie). Enfin, les 5 boss à la Zelda avec des tactiques à comprendre et à exécuter sont tous bien trouver, variés et intéressant. La seule chose qu’on puisse regretter, c’est la faible difficulté (les groupes d’ennemis des dernières zones sont plus durs à battre que les boss).

Conclusion :
Encore un jeu sous-estimé ! Certes, il n’est pas dur et l’IA a quelques soucis mais le jeu est assez magique. L’ambiance de ce monde féérique est bien travaillée grâce à une bonne alchimie dans le gameplay basé sur l’interaction entre l’avatar du joueur et le Majin, ce grand doudou des bois. De plus, le niveau technique est bon et le design très réussi. N’hésitez pas à profiter de cette petite pépite qui se trouve maintenant à 15€ !

Paragraphe sur les trophées :
J'ai obtenu le platine en 1 seul walkthrough, cherchant à découvrir tous les coffres, souvenirs et upgrades pour chaque zone avant de passer à la suivante. J'ai donc avancé lentement pour platiner tranquillement le jeu. Ça m'a donc pris presque 22h et mis à part le grinding de 4 heures juste avant l'affrontement final, j'ai aimé chaque heure de jeu. Par contre, saoûlant, le grinding ! Pas difficile mais assez long, surtout car quand on perd, on retourne à un niveau d'XP précédent. Le platine n'est pas compliqué à avoir, il faut récupérer les trésors, tuer un certain nombre d'ennemis et parler/donner des ordres au Majin. Si ce n'était le levelling vers la fin du jeu (il faut être level 31 pour Tepeu et 21 pour l'amitié avec le Majin et au bout de 17h de jeu, je suis parvenu respectivement aux niveaux 21 et 12), tout va bien.

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