Dragon Ball Z, c'est un peu la corne d'abondance vidéoludique, la source intarissable de nouvelles adaptations pour atteindre un nombre incalculable (et qui sera sujet d'un prochain dossier). Le dernier né sur Nintendo DS, DBZ : Attack of the Saiyans n'est pas un jeu de baston mais un RPG, le genre qui s'y prête le mieux sur portable quand on juge de l'historique des jeux DBZ.
L'histoire

Son Goku et ses amis participent au 23e Tenka Ichi Budokai afin d'affronter Piccolo Junior, le fils du Roi Démon Piccolo qui veut asservir le monde. Mais bientôt une menace bien pire plane sur la Terre, celle de l'arrivée des terribles Saiyans, une race d'extraterrestres qui exterminent des mondes pour revendre les planètes aux plus offrants. Vous incarnerez donc tour à tour Son Goku, Krilin, Yamcha, Tenshin Han, Piccolo ou Son Gohan seuls, ou en groupe.
Vous l'aurez compris, l'histoire de DBZ : AoS reprend bien sûr la trame du manga / dessin animé. Cependant, pour obtenir une durée de vie suffisante pour le jeu, les scénaristes ont allègrement rallongé l'histoire. Que ce soit en puisant dans les épisodes filler de l'anime (Goku qui affronte l'âme de Radditz aux Enfers) ou en inventant carrément (Krilin qui retourne à son temple voir ses anciens amis), le tout étant de délayer la sauce puisque l'histoire court de la fin de DB à l'arrivée de Végéta soit à peine 3 tomes de mangas !
Sans s'attarder sur les qualités ou défauts intrinsèques de ce choix scénaristiques, on ne manquera pas de noter ceci dit une certaine ironie du sort. En effet, ce jeu est estampillé au Japon DB Kai, à savoir la série remasterisée de DBZ, amputée justement des longueurs absentes du manga. Dès lors, quelle surprise de voir un scénario qui s'éloigne de la chronologie officielle !
C'est dans les vieux pots...
On l'a dit en introduction, DBZ : AoS est un RPG, et même un RPG old-school. Vous parcourez une carte avec votre personnage principal pour effectuer des missions attribués par des personnages non-joueurs qui vous font voyager à travers le monde de DBZ, de la ville Est à la Muscle Tower en passant par la maison de Uranai Baba. Le monde est très fidèle au manga et de nombreux clins d'oeil parsèment le jeu pour les fans gagabaliens.
Ici, les personnages s'organisent en équipe de trois et gagnent des points d'expérience après chaque combat, points d'expérience qui permettent de changer de niveau. À chaque niveau, des points d'aprentissage se dépensent pour faire progresser son personnage dans les domaines qu'on souhaite : attaque, défense, vitesse, endurance... Les divers affrontements prévus dans l'histoire augurent bien sûr des boss costauds contre qui il faudra faire bonne figure en s'entraînant au préalable.
Bien sûr l'équipement est de la partie et vous trouverez sur les cadavres de vos adversaires divers accessoires de l'anecdotique à l'indispensable pour vous renforcer, soigner, etc. Et dans chaque ville, vous aurez également accès à une boutique pour faire vos emplettes ou revendre le superflu. Rien de bien nouveau ici.
Le nerd de la guerre !
Revenons un instant sur le système de combat. Tout d'abord parce que vous passerez le plus clair de votre temps à vous battre. Et ensuite parce que c'est l'essence même de Drabon Ball Z après tout !
Les combats s'organisent bien sûr en tour par tour, comme dans tout bon RPG jap' qui se respecte et des points de ki vous permettront d'effectuer les attaques caractéristiques de la série, kame hame ha et autres makanko sappo. Enfin, vous remplirez une jauge de rage qui, une fois pleine, vous permettra de déclencher une super attaque dévastatrice bien souvent reprise d'un moment fort du manga. Les fans seront d'ailleurs ravis de découvrir de nombreuses voix jap' digitalisées digne d'un DBZ Budokai !
Bien que basé sur du classique, le système de combat de DBZ : AoS fait preuve de quelques subtilités. Ainsi, lorsque les jauges de furie de plusieurs personnages sont pleines vous pourrez déclencher des enchaînements ou furies spéciaux. Côté défense, lorsque vous êtes attaqués, vos réflexes seront mis à l'épreuve pour déclencher une parade active qui vous permettra de diminuer les dégâts reçus.
Dragon (Ball) Quest

Malgré les rajouts qui ont été fait à l'histoire, il faut avouer que le jeu se plie assez vite si on se contente de l'histoire principale. Heureusement, les développeurs se sont cassés la tête pour rajouter quelques quêtes annexes et cacher quelques bonus pour donner envie au joueur de s'attarder un peu (et de mieux rentabiliser son achat).
Par exemple, si on peut se demander pourquoi avoir fourni à Tenshin Han le Mafuba comme attaque (plutôt que le dodompa par exemple), eh bien c'est tout simplement pour pouvoir jouer à Pokémon ! Une fois équipé de l'autocuiseur pour vous assister, vous pourrez capturer un exemplaire de chaque monstre que vous croiser pour ensuite les amener à Dieu qui vous récompensera pour votre pugnacité. Dans le même ordre d'idée, vous n'obtiendrez pas le gant carotte par hasard.
Enfin, qui dit Dragon Ball Z dit recherche des fameuses Dragon Ball justement. Une fois réunie, vous aurez droit à des options très intéressantes, dont l'accès à une zone de jeu high level et le boss caché (Broly !), rien que ça !
Qu'on fait les mêmes confitures...
Une fois parlé des points positifs, revenons un peu sur les défauts de DBZ : AoS.
Les combats étant, on l'a dit, une part importante du temps de jeu, on regrettera la faiblesse du bestiaire du jeu. Les ennemis se suivent et se ressemblent, si ce ne sont leur couleur et le nombre de leurs points de vie. Seuls les fans se réjouiront peut-être de l'effort qui a été fait pour eux qu'il s'agit presque dans son intégralité d'adversaires (parfois anecdotiques) rencontrés par nos héros dans le manga comme le pilote du Ruban Rouge qui enlève Upa ou le robot de la grotte où Goku affronte le commandant Blue.
De même le level design de certains donjons (en particulier les toilettes du diable) augmente articiellement le temps de jeu, vous forçant à passer et repasser par un incessant enchevêtrement de couloirs insipides où vous agressent sans arrêt des ennemis invisibles. Sachant que lors de la chasse au Dragon Ball vous risquez d'y revenir souvent, vous allez vite vous lasser...







