KZPlay fait sa rentrée en simulcast ! Comme sur Mangavore, disons-le franchement, nous peinons à vous parler d'animés japonais actuels, alors par "le pouvoir du prisme lunaire" je vais tenter de remédier à ce manquement.

Ainsi KZPlay.fr nous annonce que ce n’est pas moins de 4 nouvelles séries qui vont rejoindre l’offre en simulcast.
Rappelons que KZPlay.fr est un site français dédié à la VOD qui vous permet de vous abreuver légalement de séries et films d’animation japonaise.
Certaines de leurs vidéos sont gratuites et nous les relayons sur Mangavore.fr, je vous conseille d’aller faire un tour dans l’onglet « Actualités/Multimédia/Les vidéos de Mangavore ».
D’autres vous demanderont une location de 0,99€/épisode en sachant qu’un système d’abonnement vous permettant d’accéder à l’intégralité de catalogue vous coutera 6,99€/mois.
Un catalogue de vidéos disponibles en VF ou VOSTF ou les deux qui ne cesse d’augmenter et qui s’étoffe avec la possibilité de suivre la diffusion des séries TV au Japon en quasi directe en France.
Ces épisodes proposés en simulcast sont gratuits mais ne resteront consultables que selon une certaine période (en règle générale le temps de la diffusion japonaise).
Quatre nouveaux simulcasts vont être disponibles !
Fate/Zero [Studio DEEN, 2011] (à partir du samedi 8 octobre)

© Nitroplus / Type-Moon * ufotable * FZPC
Fate/stay night qui à l’origine est un visual novel. Beaucoup catégorise cela comme un jeu vidéo ce qui selon moi n’est pas tout fait vrai dans les particularités mais sans doute plus facile à exposer ainsi. Il s’agit en réalité d’une histoire interactive ou d’un livre multimédia (ah un terme qui fait tellemetn milieu des années ’90) présentée sous forme numérique, en effet de loin c’est comparable avec du vidéo-ludisme toutefois vous ne retrouverez aucun code de jeu vidéo si ce n’est les plates-formes sur lesquelles il tourne. Cela va se limiter à des choix (en gros cliquez pour faire défiler un texte…) et aucune compétence de type réflexe, stratégique ou tactique ne va réellement entre en jeu. Même si plusieurs univers peuvent être dépeints, au final la plupart du temps ce seront des jeux de drague C’est le studio Type-Moon (Tsukihime, Kara no Kouykai - The Garden of Sinners) qui en 2004 a créé ce visual novel. Comme souvent, il va aboutir à une adaptation en série TV par le Studio Deen (Rurouni Kenshin, Get Backers) avec un character designer comme Megumi Ishihara et les envolées lyriques de Kenji Kawai (Ghost in The Shell Films), les 24 épisodes reçoivent un fort succès. Une popularité qui sera concrétisée par la réalisation d’un film d’animation.
Ainsi une nouvelle série TV va voir le jour, qui va être une prequel, c’est-à-dire que cette suite va se dérouler avant la serié Fate/stay Night. La production sera confiée au Studio Aniplex (FullMetal Alchemist, 2004 ; Blue Exorcist, 2010) et l’animation aux mains du Studio Ufotable.
Le premier épisode est disponible à cette adresse.
Impressions :
Ce premier épisode est une introduction aux différents protagonistes avec divers sauts dans le temps. La guerre pour le Saint Graal va avoir lieu, les plans se fomentent alors que le destin désigne d’un sceau de commandement les « Masters » qui participeront à la bataille en invoquant un « Servant » (aussi appelé Esprit-Héro). Tout d’abord, nous faisons connaissance avec le mage Kiritsugu Emiya, « The Mage Killer », assassin notoire aux méthodes peu orthodoxes, sa rencontre avec Einzberg mettra pourtant fin à sa soif de sang. Il va rencontrer Irisviel avec qui il aura une fille IIlysviel. Cependant, marqué du sceau, il s’inquiète pour sa progéniture. Dans sa recherche d’utopie, il perdra Irisviel, motivé alors à tout pour remporter la bataille en compagnie de son Servant : Saber
Trois années avant le début de la guerre du Saint Graal, Kirei Kotomine est un prête qui a été pris sous l’aile de Tokiomo Tohsaka qui conspire avec Risei (le père de Kirei) pour devenir tout puissant. Tokiomo est lui-même un Master dont le Servant est Gilgamesh (Archer) et qui souhaite faire alliance avec Kirei. Le passé de chasseur d’hérétiques de ce dernier, la perte de sa femme un an auparavant, l’amène à se demander pourquoi a-t-il été choisi. A la recherche de réponse et n’ayant pas de compétence directe en magie, il va s’entrainer afin d’invoquer Assassin son Servant.
Kariya Matou, aux aptitudes magiques innées, décide de tout abandonner. De retour d’un long voyage afin de revoir sa tendre Aoi, il découvre que cette dernière est devenue la mère adoptive de la petite Sakura par l’obligation familiale d’assurer une descendance. De rage, il s’entretient auprès de son père Zouken afin de faire un échange avec Sakura pour qu’elle n’aille pas en guerre. Son corps, en proie à des vers grouillants dans le but d’augmenter son pouvoir de mage, se voit déformé et sa vie limitée ne tient plus qu’à un fil. Par ailleurs, le vil Zouken continue à entraîner Sakura en guise de remplacement. Pour pallier ses manques en sorcellerie, le Servant de Kariya sera un Chevalier Noir « Berserker ».
Waver Velvet n’est qu’un jeune garçon à la lignée de mages de 3 générations. Il n’hésite d’ailleurs pas à provoquer Archibald, un noble et membre d’or de l’association des Mages, sur le fait qu’un novice peut-être aussi désigné. Radié du cours d’Archibald pour cet affront et après avoir ouvert un colis destiné à Archibald, il se met en quête du Graal. Son voyage lui permet d’entrer en possession d’une relique et malgré sa lignée juvénile, il se voit attribué du sceau en récompense de son ambition. Son Servant, de type Cavalier, ne sera autre qu’Alexandre le Grand !
Si vous ne vous êtes pas endormis après cette présentation un poil pompeuse, ne vous attendez pas à de l’action frénétique dans cet épisode de plus de 45 minutes. L’animation est très honnête, le character design efficace et on sent que les personnages sont travaillés et vont révéler tout leur potentiel. L’ambiance de cet animé, bien servie par sa musique, est plutôt sérieuse, lourde et vous ne rigolerez pas en le regardant. Autre point remarquable est le fait de retrouver des classes de Servant digne des plus grands J-RPG. Un bon début donc pour ce premier épisode qui laisse apparaître une surprise lors de la scène finale d’invocation pour les adorateurs de Fate/ Stay Night !
Je dis donc « A suivre de près ! »
Persona 4 : The Animation [AIC ASTA, 2011] (à partir du vendredi 7 octobre)

© Index Corporation/P4A Committee
Pour les gamers, la fameuse licence d’Atlus Shin Megami Tensei Persona n’est plus à présenter. Sortie sur beaucoup de plates-formes (ex : PS1, PS2, PSP, etc), la série a pour habitude de se dérouler dans un lycée où des événements fantastiques et glauques prennent place. Les cinématiques des jeux faisant déjà penser qu’un animé existait et l’annonce au TGS d’un Versus Fighting Game (oui je sais un terme qui ne voudrait rien dire, mais on se comprend n’est-ce pas ?) développé par Arc System Works (Persona 4 : The Ultimate In Mayonaka Arena) se devaient d’accueillir un animé !
Synopsis
Inaba devient le lieu de meurtres et kidnapping sans cause apparentes. Des corps sans vie sont retrouvés mystérieusement accrochés aux antennes de télévision. Un groupe de lycéens va mener l’enquête et va découvrir qu’un monde parallèle semble demeurer au-delà des écrans de télévisions…
Pour voir le premier épisode où le studio AIC ASTA (Gun X Sword) est aux commandes, c’est par ici.
Impressions
On suit jour après jour les aventures de Yû Narukami fraîchement débarqué YasoInaba en raison de départ à l’étranger de ses parents. Cette ville peu accueillante et désertique où l’inactivité semble être une devise, va tout de même lui permettre de rencontrer des camarades de classe : Satonaka Chie, Amagi Yukiko et aussi Yosuke Hanamura. Alors que l’on apprend le meurtre étrange d’une présentatrice télé dont l’on découvre la dépouille putréfiée suspendue à une antenne, Yû est à deux doigts de se faire happer par la télévision de sa chambre ! Le lendemain, ses amis peine à croire ses dires, et pourtant quelque temps après dans un magasin, Yû, Yusoke et Chie vont bel et bien être aspirés par un écran. Ils se retrouvent alors dans un monde alternatif étrange, entre rêves et réalité. Attaqués par des êtres difformes, nos héros fuient. Toutefois, Yû n’a pas fini de surprendre ses camarades en invoquant un Persona qui va les débarrasser de toute menace.
Il n’y a pas de doute la charte graphique reprend le jeu Persona 4 ! Habits chatoyants, le design jaune du calendrier égrenant les jours, tout y est. Le character design figé de Yû m’a un peu dérangé. Les yeux vitreux, l’air peu expressif, on a l’impression de faire face à une poupée de cire. Pourtant, lorsque l’on voit Chie ou Yosuke, plus vivants aussi bien dans les traits que dans le caractère, on se dit que c’est sans doute une volonté des créateurs afin de révéler la personnalité de chacun par son esthétique. De plus, sa véritable personnalité se cache peut-être dans son Persona ? Côté dessins et animations, c’est assez joli, on n’atteint pas la qualité d’autres titres récents (ex : Dantalian no Shoka, Gainax, 2011) mais cela reste très convenable et très agréable pour les yeux. On dévore l’épisode sans peine, tant son rythme est bien calibré. De plus, on n’assiste pas trop à la débauche d’effets spéciaux dès le premier épisode et après qui retombe comme un soufflet (je vous parlerai de Sacred Seven, Sunrise, 2011). Encore un animé à l’ambiance plutôt sombre mais cadencé par les frasques des comparses de Yû. J’attends donc la suite pour voir si la narration sera présente et ne fera pas apparaître les meurtres mystérieux comme un faux prétexte à voir toujours plus de Persona.
Un-Go [BONES, 2011] (à partir du jeudi 13 octobre)

© UN-GO Commitee
C’est le nouvel animé du fameux Studio BONES (Scrapped Princess, Wolf’s Rain, Fullmetal Alchemist, The Skullman, Darker Than Black, Soul Eater, etc.) et non Cowboy Bebop TV ce n’est pas d’eux, le film oui… Une erreur qui devient récurrente en partie due à la confusion que ce sont d’anciens membres du Studio Sunrise ayant travaillé sur Cowboy Bebop TV qui sont à l’origine de la création du Studio Bones et du film du même nom.
Bon revenons à nos moutons, cette série de 11 épisodes sera réalisée par Seiji Mizushima (Slayer Next, Oh Edo Rocket, Fullmetal Alchemist, Mobil Suit Gundam 00) et diffusée tous les jeudis au Japon.
Synopsis
Un duo de célèbres détectives Yûki Shinjurou surnommé « Le dernier grand détective » et son partenaire Inga qui est un jeune garçon mystérieux. Yûki est très protecteur envers ce dernier sans que l’on sache ce qui les unit. Aucune énigme se produisant dans leur cercle d’amis ne résiste à ce tandem Holmes-Watson opérant dans un futur proche. Cependant les choses ne peuvent restées aussi simples…
Guilty Crown [Studio Aniplex, Producion I.G., 2011] (à partir du jeudi 13 octobre)

© GUILTY CROWN committee
Des personnes au passif notable participent à cette production du Studio Aniplex (Blue Exorcist) et animée par Production I.G. (Ghost in the Shell). En effet, à la réalisation nous avons Tetsuro Araki ayant travaillé sur Death Note TV, au scénario Hiroyuki Yoshino ayant oeuvré sur la série Gundam Seed et à la direction artistique Yusuke Takeda (Ghost in the Shell TV et Films)
Synopsis
En 2039, le GHQ, une organisation internationale, gère toute la population japonaise victime dix ans plus tôt aux ravages d’un virus. Cependant, ce joug de la GHQ rencontre ses opposants conduisant à des affrontements. Shu Ôma, un lycéen sans histoire, se retrouve mêlé à un de ces combats alors qu’il découvre un étrange pouvoir lui permettant de matérialiser des armes…
Conclusion
Le simulcast offert par Kazé est plutôt correct. la qualité visuel est au rendez-vous. La traduction est convaiquante, adaptation réussie et surtout pas de fautes d'orthographes repérées. Les sous-titres sont peut-être un peu trop petits mais leur timing est agréable à la lecture et la police de caractères suffisamment lisible. Je prends en comparaison celui que j'ai pu voir pour Fate/Zero de Nico Nico Dounga. Là, je peux vous dire que le bilan est moins élogieux, qualité vidéo médiocre, plein écran disponible uniquement si vous êtes membres, sous-titres bourrés de fautes d'orthographe et d'erreurs de traduction... Je vous encourage donc à aller suivre les simulcasts de Kazé même si tout n'est pas parfait.



















